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Société DOSSIER : Mai-68

Mai-68 à Paris : le 6 mai, l'Internationale sur la tombe du Soldat inconnu et les Shadoks en guerre contre les Gibis

dimanche 6 mai 2018 à 3:37 Par Géraldine Houdayer et Thierry Boeuf, France Bleu Paris et France Bleu

Avec "Mai-68 à Paris", France Bleu raconte, 50 ans après, la révolte étudiante et ouvrière et la vie quotidienne de l'époque dans la capitale. Le 6 mai, après une manifestation monstre, les étudiants chantent l'Internationale sur la tombe du Soldat inconnu. Le 6e épisode des Shadoks passe à la télé.

Les forces de l'ordre et les étudiants s'affrontent pendant une manifestation, boulevard Saint-Michel à Paris.
Les forces de l'ordre et les étudiants s'affrontent pendant une manifestation, boulevard Saint-Michel à Paris. © AFP - Jacques Marie

Le 6 mai, il y a du rififi à Paris ! Dans les rues, on ne voit pas de pas de colombe de la paix. Les étudiants croisent plutôt des poulets, casqués et gantés

>La chronique du jour : 

Les étudiants chantent l'Internationale sur la tombe du soldat inconnu  

Au soir du 6 mai, Alain Peyrefitte, le ministre de l’Éducation nationale, tente un léger désamorçage à la télé et à la radio. Il dresse un plan de modernisation des universités à Paris et en banlieue.

Mais c'est l'état de siège à la Sorbonne. Une manifestation monstre initiée par les étudiants de l'Unef part de la place Denfert-Rochereau. Arrivés place de l'Étoile, des étudiants chantent l'Internationale sur le tombeau du soldat inconnu. Ils remplacent le drapeau français par le drapeau rouge de la révolution et le drapeau noir des anarchistes. Mais les CRS sont les plus fort, et 400 personnes sont arrêtées. 

Les étudiants chantent l'Internationale sur le tombeau du soldat inconnu, en mai 1968. - AFP
Les étudiants chantent l'Internationale sur le tombeau du soldat inconnu, en mai 1968. © AFP -

Les couvercles des poubelles comme boucliers anti-matraque

A Paris en 1968, le tri sélectif des ordures et ses containers n’existent pas. Et si les CRS possèdent des boucliers pour s’abriter des boulons et des pavés, les étudiants, eux, manifestent très ingénieusement en utilisant le couvercle des poubelles en fer pour se protéger des coups de matraque. Finalement, mai 68, c’est aussi un peu Astérix le Gaulois. 

Les Shadoks en guerre contre les Gibis

Le 6 mai 1968, les programmes de la télévision offrent un choix culturel de grande qualité, mais la technique ne suit pas toujours. Heureusement, ce 6 mai, sur la première chaîne (il n'y en a que deux), on peut voir le 6ème épisode des Shadoks. Ces personnages un peu débiles sont en guerre contre les Gibis, encore pus secoués du ciboulot que les Shadoks. N’y voyez-là aucune ressemblance entre les étudiants et les CRS.