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Société DOSSIER : Mai-68

Mai-68 à Paris : le 9 mai, Aragon se fait traiter de "vieille barbe", les cinémas jouent De Funès, Gabin et Truffaut

mercredi 9 mai 2018 à 3:36 - Mis à jour le mercredi 9 mai 2018 à 8:57 Par Géraldine Houdayer et Thierry Boeuf, France Bleu Paris et France Bleu

Avec "Mai-68 à Paris", France Bleu raconte, 50 ans après, la révolte étudiante et ouvrière et la vie quotidienne de l'époque dans la capitale. Le 9 mai, l'État hésite et les pouvoirs publics sont fébriles. Louis Aragon se fait traiter de "vieille barbe" par les étudiants du Quartier Latin.

Dans la cour de l'université de La Sorbonne, en mai 1968.
Dans la cour de l'université de La Sorbonne, en mai 1968. © AFP -

Le 9 mai, n’en déplaise à Arthur Brown, qui entonne la chanson "Fire" cette année-là,  le feu n’est pas encore allumé. Le drapeau noir flotte sur la marmite, La Sorbonne est toujours fermée et interdite d’accès aux étudiants. Les gendarmes mobiles surveillent toujours l'entrée de l'université.

>La chronique du jour : 

Louis Aragon se fait traiter de "vieille barbe" par 5.000 étudiants 

L’État hésite, balbutie, et les intellectuels entrent dans la danse. François Mauriac télégraphie à son ami le Général de Gaulle _"de faire personnellement un geste susceptible d’apaiser la révolte étudiant_e". Louis Aragon est moins inspiré. Il se déplace au Quartier Latin, se fait huer et traiter de "vieille barbe" par 5.000 manifestants. Sa position stalinienne n’est pas à l’ordre du jour. 

Députés et ministres fébriles, liberté de discuter dans la rue 

Ce 9 mai, c’est comme s’il y avait deux Paris. D’un côté, il y a la fébrilité des pouvoirs publics, des députés blottis à l’assemblée, et des ministres silencieux dans les ministères. De l’autre, un grand mouvement populaire qui se met en place : la liberté de marcher, de discuter à l’air libre dans les rues. Seule la Bourse, au palais Brogniart,  affiche une indifférente stabilité.

"Le Petit baigneur", "Le Pacha" et "baisers volés" au cinéma 

Dans les cinémas parisiens, au Berlitz boulevard des Italiens et au Lux Bastille, aujourd’hui démolis, on joue "Le Petit baigneur" avec Louis de Funès, "Le Pacha" avec Jean Gabin, "Baisers volés" de François Truffaut et "Je t’aime, je t’aime" d’Alain Resnais.

Et à la radio, toujours ce 9 mai, sur France Inter, débute une campagne de publicité pour promouvoir les champignons de Paris. C'est peut-être ça, l’événement majeur de Mai-68.