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Société

Maisons de retraites : la ministre de la Santé annonce la nomination prochaine d'un médiateur

mardi 30 janvier 2018 à 19:19 Par Magali Fichter, France Bleu

La ministre de la Santé Agnès Buzyn va nommer "très prochainement" un médiateur pour "expertiser" les effets de la réforme du financement des EHPAD. Ce mardi, plusieurs milliers de personnes sont descendues dans la rue pour dénoncer un manque de moyens croissant dans les maisons de retraite.

Agnès Buzyn à l'Assemblée nationale, le 30 janvier 2018
Agnès Buzyn à l'Assemblée nationale, le 30 janvier 2018 © Maxppp -

Alors que plusieurs milliers de personnes ont manifesté, ce mardi, pour dénoncer la réforme du financement des maisons de retraite et un manque de moyens financiers et humains, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé à l'Assemblée nationale qu'elle allait nommer "très prochainement" l'inspecteur général des affaires sociales, Pierre Ricordeau, comme médiateur, pour "expertiser" les effets de cette réforme. La ministre a précisé à plusieurs reprises que le projet, qui vise à faire converger les budgets des Ehpad privés et publics, serait maintenue, et elle a rappelé qu'elle sera accompagnée d'une augmentation des "crédits alloués aux soins de 400 millions d'euros". 

Le médiateur, quant à lui, sera chargé d'examiner "la situation effective rencontrée dans quelques départements (...) qu'il me fasse remonter ses remarques, les difficultés, et surtout des propositions pour adapter la réforme aux réalités de terrain", a détaillé Agnès Buzyn. Parmi les opposants à cette réforme, on compte notamment la Fédération hospitalière de France (FHF) qui estime qu'elle va faire perdre 200 millions d'euros en sept ans aux établissements publics, et obliger de nombreuses structures en difficultés à réduire leur personnel. 

Le député LFI François Ruffin demande à Agnès Buzyn de "sortir le carnet de chèques"

La délégation de syndicats reçue au ministère de la Santé ce mardi après-midi, de son côté, est ressortie déçue, "en colère, mécontents des réponses, et inquiets que ce gouvernement ne réponde pas à notre demande de moyens supplémentaires", comme l'a regretté Mireille Stivala (CGT). La journée a également été marquée par le coup d'éclat du député LFI François Ruffin, à l'Assemblée nationale, qui a demandé à Agnès Buzyn de "sortir le carnet de chèques" pour les hôpitaux et maisons de retraite en brandissant le sien dans l'hémicycle, faisant fi du règlement de l'Assemblée.