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Société

Mal-être infirmier : témoignages d'étudiants à Poitiers

vendredi 29 septembre 2017 à 9:27 Par Clémence Dubois-Texereau, France Bleu Poitou

La moitié des étudiants infirmiers estiment que leur état de santé s'est dégradé au cours de leur formation. Humiliation, consommation d'anxiolytiques... c'est le malaise selon une étude menée auprès de 14.000 étudiants par la fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (FNESI).

Photo illustration.
Photo illustration. © Maxppp - Maxppp

Poitiers, France

Un tiers des étudiants infirmiers affirment avoir été harcelés par un soignant au cours de leur formation. Bien souvent, cela se produit pendant les stages. A Poitiers, le deuxième stage d'Henri a rapidement viré au cauchemar : "Lors de la troisième semaine, j'étais dans le bureau infirmier, trois infirmières m'ont dit tu ne seras jamais infirmier." Résultat le jeune homme est dépité. Il retourne au travail mais à reculons et surtout avec une boule au ventre le matin. "J'ai même envisagé d'arrêter ma formation" confie-t-il. Et comme lui, ils seraient 64% à vouloir en faire autant à l'issue de la première année. Un taux qui ne cesse d'augmenter au cours de la formation. Au cours de la troisième et dernière année, 81% des étudiants envisagent de tout quitter. Henri lui termine ses études "par orgueil et pour leur montrer qu'en fait si je pouvais devenir infirmier" souligne-t-il.

On nous dit d'en parler. Mais c'est remonté aux oreilles du service et après c'était encore pire. Henri, ancien étudiant à Poitiers.

Du côté de l'institut de formation (IFSI) à Poitiers, on n'a pas eu écho de telles pressions. "Harcèlement est un mot un peu fort, il peut y avoir des remarques parfois mais c'est purement dans un but pédagogique" explique la directrice de l'institut Claire Malka avant de poursuivre "on a la vie de patients entre les mains, si on voit qu'il y a une erreur on se doit de corriger et d'apprendre la bonne méthode à l'élève." La directrice affirme régulièrement dialoguer avec les étudiants et ne pas avoir entendu parler de méthodes blessantes voire humiliantes. Henri lui a bien essayé d'en parler : "on nous dit d'en parler. Mais c'est remonté aux oreilles du services et après c'était encore pire."

Avec cette étude, la fédération étudiante espère faire bouger les choses. Elle demande la création d'un observatoire pour suivre l'évolution du bien-être des étudiants infirmiers.