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Société

Maladies du coeur chez les bébés : le fort témoignage du rugbyman briviste Richard Fourcade

lundi 11 février 2019 à 19:27 Par Nicolas Blanzat, France Bleu Limousin

Richard Foucade ouvre la porte de sa maison alors que se déroule, ce jeudi, la journée mondiale des cardiopathies congénitales. Le deuxième ligne du CA Brive raconte sa vie de papa d'un petit garçon né avec une maladie du coeur. Il veut sensibiliser et invite à faire un don.

Mael, le fils de Richard Fourcade, est né avec une cardiopathie congénitale
Mael, le fils de Richard Fourcade, est né avec une cardiopathie congénitale - DR

Brive-la-Gaillarde, France

Il n'y a pas que la Saint-Valentin le 14 février. Le jour de la fête des amoureux, ce jeudi, est aussi celui de la journée mondiale des cardiopathies congénitales. Il s'agit des maladies liés au coeur, elles surviennent à la naissance des bébés à cause des vaisseaux sanguins qui ne se sont pas développés normalement pendant la grossesse. Un nouveau né sur cent, en France, est concerné plus ou moins gravement. Des collectes de dons ont lieu en ce moment, notamment au profit de l'association nationale "Petit coeur de beurre" ou encore de l'association "Les liens du coeur" rattachée à l'hôpital Haut-Leveque de Pessac, près de Bordeaux, à qui Richard Fourcade doit beaucoup. Le deuxième ligne du CA Brive, papa d'un bébé né avec une cardiopathie congénitale, a accepté de raconter son histoire pour faire avancer la cause.

"Pour nous, avec ma conjointe, c'était... horrible"

Richard Fourcade est en plein entrainement au Stadium de Brive, en août dernier, quand on vient le prévenir d'un sérieux souci. Maël, son petit garçon né deux mois plus tôt, passe une échographie du coeur à l'hôpital de Brive. Elle est prévue car un souffle au coeur a été détecté à sa naissance. Mais le verdict est terrible. "Le médecin n'a pas détecté le pouls au niveau des membres inférieurs" explique le jeune homme de 25 ans, soudainement désemparé. "Pour nous, avec ma conjointe, c'était... horrible" souffle-t-il après un long silence. D'autant qu'ils ne se sont aperçus de rien en plein été. "Il faisait trente degrés, il transpirait, mais il n'y avait aucun signe et rien d'anormal pour nous. Il souriait en permanence, on ne s'est pas inquiété".

"Tout le côté gauche du bébé était en train de s'éteindre"

Illico, leur bébé est d'abord évacué en milieu de journée par hélicoptère à l'hôpital Limoges, où il est placé dans un semi coma. "Il a été endormi pour qu'on lui sauve la vie. Il ne fallait pas qu'il se fatigue plus qu'il ne l'était déjà". Mais son cas est très sérieux, alors Maël est cette fois transféré, en pleine nuit, à l'hôpital Haut-Lévêque à Pessac, près de Bordeaux, où les examens révèlent que son aorte est bouchée et qu'il n'a que deux ventricules au coeur en raison d'une malformation durant la grossesse. "Tout le côté gauche était en train de s'éteindre petit à petit. Son poumon ne fonctionnait plus, le côté gauche du coeur était atrophié. Il fallait l'opérer en urgence" précise Richard Fourcade, qui fonce lui à Bordeaux par la route avec sa compagne pour rejoindre le nourrisson.

Une maison des parents en projet au sein de l'hôpital Haut-Lévêque

Le couple passe près de deux semaines en Gironde, mais fait vite une croix sur les nuits à la maison des parents, située dans Bordeaux. "Il n'y a pas beaucoup de kilomètres" justifie Richard Fourcade, "mais il faut un temps fou avec la circulation sur la rocade. C'est très dur d'accepter de devoir partir très tôt et de rentrer très tard pour voir son enfant. On a vécu ça, c'est horrible". Leurs nuits à l'hôtel sont coûteuses, c'est la raison pour laquelle ils viennent de faire un don en vue la construction d'une maison des parents au sein de l'hôpital Haut-Lévêque de Pessac. Maël, leur bébé, a aujourd'hui sept mois et va beaucoup mieux. Mais il souffre toujours de fébrilités au coeur qui nécessitent un important suivi médical.