Société

Malaise à la médecine du travail de Reims : la direction répond

Par Sophie Constanzer, France Bleu Champagne-Ardenne mercredi 31 août 2016 à 6:30

L'un des sites de la médecine du travail à Reims.
L'un des sites de la médecine du travail à Reims. © Radio France - Sophie Constanzer

La direction de la médecine du travail se défend de ne pas en avoir fait assez pour prévenir la souffrance au travail après deux cas de suicides en moins de trois semaines au sein de la structure cet été. Un audit est envisagé mais pas tout de suite.

Alors que des salariés ont exprimé leur inquiétude après deux cas de suicides en moins de trois semaines au sein de la médecine du travail à Reims, la direction sort du silence. Un comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) extraordinaire a eu lieu lundi 30 août, mais force est de constater pour l'instant la discrétion dans cette affaire. Les deux femmes qui se sont donné la mort avaient le même type de poste : infirmières santé travail, sous l'autorité d'un médecin, mais ne travaillent pas sur le même site du SMIRR.

On avait mis beaucoup de choses en place en amont

La deuxième infirmière santé travail qui s'est donné la mort avait, selon des témoignages de salariés, dénoncé et donné les preuves d'un harcèlement moral et sexuel. La direction précise qu'il n'y a eu aucun dépôt de plainte et qu'elle n'a eu connaissance d'un problème relationnel entre elle et son supérieur qu'en avril dernier, juste avant que le médecin en question soit déclaré inapte. La directrice de la médecine du travail, qui ne veut pas que son nom soit cité, estime surtout que tout a été fait pour prévenir la souffrance au travail : "c'est une personne qui a été tellement accompagnée, par le médecin du travail de l'entreprise, par la direction, par les équipes autour... on avait mis en place beaucoup de choses en amont".

Un audit envisagé d'ici un mois

Un audit est envisagé au sein de la médecine du travail après ces deux cas de suicides en moins de trois semaines. Mais pas tout de suite explique la directrice : "C'est quelque chose qui a été évoqué avec les membres du CHSCT, qui est préconisé, nous allons voir comment nous le faisons. Le problème c'est que nous sommes dans une période où les personnes sont choquées, et donc le CHSCT nous dit: il faut attendre un petit peu et ensuite on le mettra en oeuvre".

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