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Société

EN IMAGES - À bord du Caïman avec les anges-gardiens des marins normands

vendredi 27 octobre 2017 à 20:02 Par Benoît Martin, France Bleu Cotentin

Pour venir en aide aux marins en détresse du Mont Saint-Michel au large du Havre, la Préfecture Maritime de la Manche et de la Mer du Nord dispose d'un atout de choc : l'hélicoptère Caïman. On vous emmène à bord.

Les exercices sont réguliers entre l'équipage du Caïman et les bénévoles de la SNSM.
Les exercices sont réguliers entre l'équipage du Caïman et les bénévoles de la SNSM. © Radio France - Benoît Martin

C'est à Maupertus, à quelques kilomètres de Cherbourg, et à côté de l'aéroport, que sont installés l'héliport et la base de l'hélicoptère de la Marine Nationale. Ici, deux équipes d'une dizaine de personnes se relaient tous les 15 jours. Des militaires appartenant à la Flottille 33 F, rattachés à la base aéronautique navale de Lanvéoc (Finistère), mais positionnés à Maupertus pour des missions de surveillance maritime, mais aussi et surtout, de sauvetage en mer. "Notre présence permet une réponse 24 heures sur 24 en cas de problème", souligne Philippe (pour des raisons de sécurité, les noms de famille des marins ne sont pas dévoilés) le commandant de bord du Caïman. "Cet appareil présente une autonomie en vol d'environ 3 heures ce qui permet d'intervenir jusqu'à 170 miles nautiques des côtes pour réaliser un hélitreuillage. Il est parfaitement adapté aux besoins de la zone géographique que nous couvrons", continue le pilote.

Un seul pilote et un homme dédiés aux recherches

Toute opération de sauvetage débute par un rapide briefing de l'équipe. Le temps de préciser l'objectif de la mission, mais aussi de faire le point sur les conditions de vol et de recherche en mer en fonction de la météo et de la luminosité selon que l'intervention à lieu de jour ou de nuit. Une fois à bord de l'appareil, chacun a son rôle. La particularité du Caïman, c'est qu'il ne compte qu'un pilote. Philippe est donc seul "maître à bord", mais à ses côtés, il est épaulé par le "taco", le coordinateur tactique, en l'occurrence, Dominique. "Mon rôle, c'est de gérer tous les instruments à notre disposition dans cet appareil pour localiser au plus vite le bateau ou l'homme à la mer que l'on vient secourir. Je détermine si on utilise le radar ou la caméra infrarouge, mais aussi dans quelle zone et à quelle altitude on va entamer nos recherches".

A côté du pilote, le coordinateur tactique gère l'ensemble des opérations de recherche en mer. - Radio France
A côté du pilote, le coordinateur tactique gère l'ensemble des opérations de recherche en mer. © Radio France - Benoît Martin

Entre plongeur et treuilliste, la confiance doit régner!

A l'arrière, on est comme dans un bus, un peu bruyant. En liaison radio constante avec le poste de pilotage, le plongeur et le treuilliste se préparent. Pour l'exercice du jour, Frédéric va devoir descendre en combinaison étanche sur le pont de la vedette "Amiral de Tourville" de la SNSM de Barfleur. Il doit récupérer un blessé et l'évacuer. Et c'est David, le treuilliste, qui va veiller sur sa descente, sur l'envoi de la civière, puis sur le retour à bord du blessé, et de son collègue. "C'est un vrai travail d'équipe avec le plongeur, mais aussi avec le personnel médical qui peut nous accompagner. On évolue dans un espace finalement assez vaste, mais instable. Il faut bien se coordonner". C'est à cela que servent ces exercices : à répéter les gestes pour éviter toute erreur. "Et puis ça permet aussi de travailler au contact avec les équipes de la SNSM qui sont nos partenaires dans ces missions" ajoute Philippe, le pilote.

Les petites mains du Caïman

Une fois rentrés à la base, tandis que les 4 membres d'équipage rangent leur matériel et effectuent leurs rapports, le reste de l'équipe prend le relais au chevet du Caïman : 6 mécaniciens chargés de l'entretien de l'appareil et de sa préparation pour la prochaine mission. En 2016, les équipages des 2 hélicoptères de la Marine Nationale basés sur le littoral de la Manche et de la Mer du Nord (le second au Touquet), ont pris en charge 92 personnes en difficulté en mer.

Au sol, le personnel technique est aux petits soins pour préparer le Caïman en vue de sa prochaine mission. - Radio France
Au sol, le personnel technique est aux petits soins pour préparer le Caïman en vue de sa prochaine mission. © Radio France - Benoît Martin
Mission terminée, les hommes rentrent à la base, dans l'attente d'une prochaine alerte. - Radio France
Mission terminée, les hommes rentrent à la base, dans l'attente d'une prochaine alerte. © Radio France - Benoît Martin