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Manifestation à Pertuis contre le projet de hangars industriels voulu par le maire

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Par , France Bleu Vaucluse

Une manifestation a eu lieu ce samedi 17 avril 2021 à Pertuis (Vaucluse) pour s'opposer au projet de création d'une zone bétonnée pour hangars, jugée dévastatrice pour l'agriculture locale selon l'association Terres Vives Pertuis. 300 personnes se sont réunies sur le rond-point de la gare.

Pancarte de manifestants déposée sur le rond-point de la gare, à Pertuis (Vaucluse).
Pancarte de manifestants déposée sur le rond-point de la gare, à Pertuis (Vaucluse). © Radio France - Mathieu MESSAGE

Une manifestation a eu lieu ce samedi 17 avril 2021 à Pertuis (Vaucluse) pour s'opposer au projet de création d'une zone bétonnée pour hangars, jugée dévastatrice pour l'agriculture locale selon l'association Terres Vives Pertuis. 300 personnes se sont réunies sur le rond-point de la gare.

Des expropriations prévues prochainement

Un projet qui a vu le jour il y a quelques mois, coûteux, censé accueillir des hangars rattachés au projet ITER de Cadarache. 300 personnes se sont réunies sur le rond-point de la gare pour lutter contre la mise en béton de 86 hectares de terres agricoles dans la plaine de la Durance.

Des manifestants ont accroché leurs banderoles sur le pont de chemin de fer.
Des manifestants ont accroché leurs banderoles sur le pont de chemin de fer. © Radio France - Mathieu MESSAGE

Un projet jugé "dévastateur pour l'environnement" par l'association Terres Vives Pertuis, et qui chamboule aussi la population locale. Etienne et Sabrina tiennent un site de recyclage de véhicules sur leur propriété. Ils sont directement impactés par cette décision :

"On ne comprend pas pourquoi monsieur le maire veut prendre les habitations. Là, on va perdre notre maison et notre activité professionnelle ! Il refuse de nous recevoir, la seule solution qu'on nous a donné, c'est deracheter notre terrain à 1 euro le mètre. C'est toute une vie qui va basculer..."

Aucune alternative réellement proposée, ou alors des délocalisations à plusieurs kilomètres.  Et puis, c'est aussi un terroir qui risque d'être fortement impacté comme le souligne Nicolas, agriculteur céréalier : "On a unsystème d'irrigation unique avec la Durance. C'est tout un dynamisme agricole qui va être impacté. Il y a peut-être un besoin pour les industriels, je le reconnais, mais est-ce le bon lieu ? Ils veulent profiter de l'urbanisation des plaines, du faible rachat des terres agricoles, mais ils ne _réfléchissent pas àd'autres alternatives_."

Environ 300 personnes se sont réunies à Pertuis pour lutter contre le bétonnage de 86 hectares de terres agricoles dans la plaine de la Durance.
Environ 300 personnes se sont réunies à Pertuis pour lutter contre le bétonnage de 86 hectares de terres agricoles dans la plaine de la Durance. © Radio France - Mathieu MESSAGE

"Un projet du passé"

Les manifestants soulignent des incohérences dans ce projet. Bernadette Cailleaux-Puggioni, membre de l’association Terres Vives Pertuis, est aussi concernée par cette décision qu'elle juge surréaliste : "On pense que le lien avec ITER est une opération de camouflage pour faire passer une opération d'utilité publique qui ne servira qu'à des intérêts privés. Le combat débute et il va aller loin. On a évoqué Notre-Dame-des-Landes avec les autres membres, et je pense qu'on peut en arriver là." 

Bernadette Cailleaux-Puggioni, membre de l’association Terres Vives Pertuis.
Bernadette Cailleaux-Puggioni, membre de l’association Terres Vives Pertuis. © Radio France - Mathieu MESSAGE

Une pensée en décalage avec la population de la part de Roger Pellenc, maire de Pertuis ?  C'est du moins ce qu'évoque le socialiste Jérôme Narbonne, conseiller municipal d'opposition :  "Nous pensons que ce projet est un projet du passé. On est dans une époque où l'on veut manger local, responsable, et là on a un maire qui veut bétonner des terres agricoles en 2012 ! Le problème avec le bétonnage, c'est qu'on ne revient jamais en arrière, et _pour les générations futures on regrettera_.

Un combat donne déjà rendez-vous le week-end suivant, avec notamment une plantation de pommes de terre sur les champs agricoles.

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