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"Loger des mineurs dans des préfabriqués, c'est digne?" : à Montpellier, un projet suscite l'inquiétude

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Par , France Bleu Hérault

Ce samedi 13 mars 2021, une quarantaine de personnes ont manifesté contre le projet de construction d'un Centre d'accueil pour mineurs isolés (MNA), à Montpellier. Il logerait une cinquantaine d'enfants dans des préfabriqués. Des riverains craignent une montée de la délinquance.

Une quarantaine de personnes ont manifesté devant le chantier.
Une quarantaine de personnes ont manifesté devant le chantier. © Radio France - Clara GUICHON

Depuis le début du mois de mars 2021, les travaux ont débuté, sur un terrain vague du domaine de la Blanquette, au nord de Montpellier. Le département de l'Hérault voudrait y construire, pour un usage temporaire, un Centre d'accueil pour mineurs isolés (MNA). Il semblerait que l'objectif est de loger une cinquantaine de jeunes , dans des logements type préfabriqué.

Ce samedi 13 mars 2021, un collectif d'opposants au projet a organisé une manifestation (Collectif Montpellier Nord Hôpitaux Facultés, qui regroupe des militants environnementalistes et des riverains). Une quarantaine de personnes ont participé à la mobilisation.

"D'après ce qu'il a été dit, il serait prévu d'accueillir ces jeunes, pendant cinq ans, dans des Algeco", indique Thierry Teulade, porte-parole du collectif. Le sexagénaire montre deux préfabriqués installés sur le terrain vague. "Ils sont sûrement là pour que les ouvriers y déjeunent le midi, poursuit-il. Vous voyez des mineurs vivre là-dedans? Vous trouvez ça digne?"

Le terrain vague choisi par le département est situé à la frontière avec la commune de Saint-Clément-de Rivière, à proximité du centre commercial. Il est entouré de deux départementales. "Je suis très préoccupée par les conditions sécuritaires de ce projet, explique Laurence Cristol, conseillère départementale et maire de Saint-Clément-de-Rivière. Le terrain se situe entre deux usines et pour venir c'est compliqué. Je viens de le faire à pied : il n'y a pas de trottoir ni de passage piéton."

Pour Laurence Cristol, maire de Saint-Clément de Rivière, l'emplacement de ce centre d'accueil est très mal choisi.

Il va falloir être très vigilant - René, habitant du quartier depuis 70 ans

Une partie des riverains craint que ce Centre d'accueil de MNA ne fasse monter la délinquance. "Ça va être coton par ici, lance René, qui habite à 300 mètres du chantier. Ce que l'on craint, ce sont des vols, des agressions et des détériorations." Mêmes inquiétudes pour Raphaël, un jeune homme d'une trentaine d'années : "J'ai peur qu'il y ait des cambriolages. En fait, on a tous peur."

"Mettons-les dans des structures adaptées plutôt que de les stocker dans des Algeco" - Thierry Teulade, porte-parole du collectif.

"Ces faits de délinquance, ils émergent quand les jeunes sont mal accompagnés", s'exclame Thierry Teulade. Le collectif souhaite que ces mineurs soient accueillis dans une structure plus adaptée comme une Maisons d'enfants à caractère social (MECS), où des éducateurs suivent les jeunes. "Pourquoi n'ont-ils pas droit à cet accompagnement qui leur permettrait de suivre une formation et de s'intégrer, s'interroge Thierry Teulade. Et pendant qu'ils suivent une formation, ils n'auraient pas le temps de commettre des petits larcins."

Le Collectif a lancé une pétition, qui a, pour l'instant, recueilli 800 signatures. Les opposants au projet ont également sollicité le président du département, Kléber Mesquida, le président de la Métropole de Montpellier, Michaël Delafosse et François Lanot et Gabrielle Henry, conseillers départementaux du canton (la question des MNA est de l'ordre départemental). Ces derniers ne leur ont pas encore répondu. 

Le projet est indigne pour les riverains et il risquerait de pousser ces mineurs vers la délinquance

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