Société

Manifestation de fonctionnaires : quatre cortèges dans la Marne et les Ardennes

Par Aurélie Jacquand, France Bleu Champagne-Ardenne mardi 26 janvier 2016 à 10:46

La cortège à Reims.
La cortège à Reims. © Radio France - Valérie Gosset

Trois syndicats de la fonction publique (CGT, FO et solidaires) ont appelé les fonctionnaires à faire grève ce mardi. Ils réclament une hausse des salaires et dénoncent une dégradation de leurs conditions de travail. A Reims, près de 400 personnes ont manifesté.

Les fonctionnaires veulent être mieux payés et pour réclamer une hausse de leurs salaires, ils font grève ce mardi 26 janvier. Le point d'indice, qui permet de calculer leurs salaires, est gelé depuis juillet 2010. "Une aide-soignante en début de carrière gagne 1 200 euros, elle n'aura pas plus de 1 500 euros par mois en fin de carrière, ce n'est pas suffisant", explique Chantal Berthélémy, infirmière à l'hôpital d'Epernay et secrétaire de l'union locale CGT.

Quatre rassemblements dans la Marne et les Ardennes.

A Reims, près de 400 personnes se sont rassemblées ce matin devant la maison des syndicats, avant de défiler jusqu'à la sous préfecture, puis au rectorat. D'autres manifestations ont rassemblé une centaine de personnes à Châlons-en-Champagne et une petite trentaine à Epernay. A Charleville-Mézières, c'est devant la prefecture des Ardennes que les manifestants se sont donné rendez-vous.

Les professeurs demandent le retrait de la réforme des collèges.

Dans les cortèges de fonctionnaires, les professeurs du secondaire seront en bonne place, non seulement pour réclamer une hausse de leurs salaires, mais aussi le retrait de la réforme du collège. C'est la quatrième fois qu'ils manifestent contre cette réforme depuis sa présentation en mars 2015 "Il faut retirer cette réforme, c'est nécessaire", insiste Yannick Lefebvre, représentant du syndicat Snes dans l'académie de Reims. Selon lui, cette réforme n'est que confusion parce que chaque établissement fonctionnera comme il le souhaite "C'est ce qu'ils appellent l'autonomie", dit-il, "chaque collège décidera si il y aura un, deux, ou trois professeurs pour enseigner telle ou telle matière et chaque enseignant pourra se prononcer sur les projets de ses collègues avant que le principal ne tranche".

Lors des précédentes manifestations, les classes bilangues avaient cristallisé la colère des enseignants. La ministre de l'éducation Najat Vallaud-Belkacem a annoncé vendredi qu'étaient visées par la suppression "uniquement les classes bilangues de "contournement", c'est-à-dire celles qui sont accessibles dans certains collèges et demandées par les familles pour contourner la carte scolaire". Mais la ministre maintient les bilangues de "continuité", qui permettent de poursuivre au collège l'apprentissage de la langue étrangère, autre que l'anglais, apprise en primaire. Pour Yannick Lefebvre, ce n'est pas une marche arrière "ils ont constaté ce que l'on dénonçait, c'est-à-dire la mort de l'allemand, mais tout ça a encore une fois été fait dans l'improvisation", déplore-t-il.

Yannick Lefebvre, du syndicat enseignant SNES