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Économie – Social

Manifestation du 1er-Mai à Paris : après les violences, la polémique autour du dispositif policier

mercredi 2 mai 2018 à 8:52 Par Pauline Pennanec'h, France Bleu Paris et France Bleu

Après les affrontements entre 1.200 "black blocs" et les forces de l'ordre, près de la gare d'Austerlitz à Paris, le 1er mai, le gouvernement condamne ces violences, mais la polémique enfle : les syndicats de police et l'opposition dénoncent des failles dans la gestion de la manifestation.

Violences en début de cortège à Paris, des individus masqués ont lancé des projectiles sur les forces de l'ordre
Violences en début de cortège à Paris, des individus masqués ont lancé des projectiles sur les forces de l'ordre © Maxppp - Christophe Morin

Paris, France

Aurait-on pu éviter les violences et les dégradations en marge du défilé parisien ?  Rassemblés autour de banderoles comme "Premiers de cordée, premiers guillotinés" ou "Cette fois, on s'est organisé", 1.200 "black blocs" ont scandé des slogans hostiles au gouvernement et à la presse avant de saccager un restaurant Mc Donald's. Des objets incendiaires ont été lancés et il y a eu de brefs départs de feu. Au total, 31 commerces ont été dégradés, six véhicules incendiés. Au total, 283 personnes ont été arrêtées, et 109 ont été placées en garde à vue.

L'opposition demande des comptes

À gauche comme à droite, la classe politique dénonce la casse et la mauvaise gestion des autorités. "Laxisme du pouvoir" pour la Présidente du Front National Marine Le Pen, tandis que Laurent Wauquiez parle de "faillite de l'Etat régalien". Des violences "doublement condamnables" pour le Premier Secrétaire du Parti Socialiste Olivier Faure. Jean-Luc Mélenchon considère qu'elles sont "sans doute" l'oeuvre "des bandes d'extrême-droite".  

Polémique sur le dispositif policier

22 compagnies de CRS ont été mobilisées pour disperser ces "black blocs" avec des grenades lacrymogènes et des canons à eau. Pour l'Unsa police, il y a eu "des failles" dans la gestion de la manifestation. Dans un communiqué, le syndicat déplore qu'aucune "interpellation en amont" n'ait eu lieu. Car la Préfecture de police de Paris était prévenue : dès le lundi 30 avril, elle prévoyait la présence de 400 à 800 personnes radicalisées, des "black blocs", radicaux de l'ultra-gauche. Hors, ils étaient 1.200 dans le cortège. La Préfecture de police avait-elle sous-estimé leur nombre ?

Gérard Collomb dit avoir voulu éviter "des blessés voire des morts" 

Certains politiques se demandent si la Préfecture de police avait assez anticipé et réagi rapidement. "Les Black blocs, oui, on les a vu", a réagi le Préfet de police Michel Delpuech. "Ils étaient complètement intégrés à cet autre cortège de 14.500 personnes. Quand les exactions ont commencé, il y avait environ au moins un millier de personnes entre les auteurs de ces violences inqualifiables et notre dispositif de forces de l'ordre". Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a ajouté : "Nous voulions éviter à la fois parmi les manifestants, mais aussi parmi les forces de l'ordre, qu'il y ait des blessés voire des morts"

On ne pouvait intervenir sans craindre des dommages collatéraux                      
— Michel Delpuech

Le Premier ministre Édouard Philippe a réagi mardi soir depuis le commissariat du XIIIe arrondissement de Paris, souhaitant couper court à toute polémique : "Soit on bouge trop vite, soit on ne bouge pas assez vite. Soit il y a trop de monde, soit il n'y a pas assez de monde. Il y a toujours des polémiques, mais ce que je constate, c'est qu'il n'y a pas de blessés. Il y a plus d'une centaine de personnes qui devraient passer un peu de temps en garde à vue, c'est très bien."

Le gouvernement promet "encore plus de forces de l'ordre" pour les prochaines manifs 

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a promis mercredi "encore plus de forces de l'ordre" lors des prochaines manifestations. "On va s'adapter. Pour les prochaines manifestations, il y aura encore plus de forces de l'ordre avec la volonté cette fois-ci de séparer totalement les manifestants de ceux qui veulent casser", a déclaré le ministre de l'Intérieur sur France 2.