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Dossier : Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars

Le 8 mars : "Les violences faites aux femmes, c'est ce qui nous donne envie de continuer le combat"

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Par , France Bleu Hérault

Dimanche 7 mars 2021, à la veille de la journée internationale des femmes, 1.200 manifestants se sont rassemblés à Montpellier. Sur les pancartes et dans les prises de parole, les manifestants évoquent les inégalités économiques, les droits sociaux acquis et les violences faites aux femmes.

Plus de 1.000 personnes se sont rassemblées à Montpellier, à la veille de la journée internationale des femmes.
Plus de 1.000 personnes se sont rassemblées à Montpellier, à la veille de la journée internationale des femmes. © Radio France - Clara GUICHON

"Pas née pour faire bander", "Je l'ai gagné à la sueur de mes boobs", "Comment faire pour que les hommes cessent de violer ?" : ce dimanche 7 mars 2021, à la veille de la journée internationale des femmes (également appelée Journée internationale des droits des femmes), 1.200 manifestants se sont rassemblés à Montpellier selon la Préfecture, à l'appel d'un collectif d'associations et d'organisations. Plusieurs partis (dont France Insoumise, NPA), organisations (dont Osez le féminisme, Nous Toutes 34, la CGT, Solidaires, FSU, le Mouvement des femmes kurdes, Collectif de sans-papiers de Montpellier) et des élus ont participé à la mobilisation.

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Le cortège est parti de la place du Nombre d'or, rebaptisée pour l'occasion la place des Pétroleuses, et s'est dirigé vers la place du Peyrou, avec des haltes place de la Comédie, devant la Préfecture et devant le tribunal de Montpellier. La marche s'est déroulée dans une ambiance festive, aux rythmes de percussions, de collages sur les murs du centre-ville, de chants et de chorégraphies féministes.

Pancartes et prises de parole ont souligné le droit à la contraception, à l'IVG (Interruption volontaire de grosses), à la PMA (Procréation médicalement assistée) et l'inégalité salariale entre les hommes et les femmes.

"Je suis allée porter plainte. Et je ne sais pas si c'est parce que je suis une femme, mais elle n'a jamais aboutie." - Maëlle Royet, étudiante à la faculté de lettres de Montpellier

La lutte contre les violences faites aux femmes, dont on entend de plus en plus parler, était l'un des points les plus saillants. "Ce n'est pas le seul combat, mais c'est la chose à éradiquer en premier, note Maëlle Royet, étudiante à la faculté de lettres de Montpellier. C'est ce qui nous donne envie de nous révolter et de continuer le combat que les gens avant nous ont mené."

La jeune femme de 23 ans a elle-même était victime de violences, verbales et physiques. "Il a profité de beaucoup de choses, par exemple du fait que je ne pouvais pas me défendre face à lui", détaille-t-elle.

"Et il y a des hommes de mon entourage qui n'ont pas voulu reconnaître que j'avais été agressée." - Maëlle Royet

"Les raisons pour lesquelles on est là, elles n'ont pas changé, analyse Alice Lyonnet, lycéenne en seconde. C'est juste qu'il y a des causes qu'on regarde aujourd'hui en disant 'ça ce n'est pas normal', alors qu'on ne le considérait pas comme tel à l'époque.

Par exemple, le mois dernier, je me baladais avec ma copine et je portais un décolleté. Et des hommes m'ont dit 'T'as une belle poitrine', en faisant des bruits comme si ils voulaient aller plus loin, détaille l'adolescente de 15 ans. Et ce genre de chose, c'est tous les jours."

Pour Alice Lyonnet, lycéenne en seconde, la lutte devrait commencer dans les tribunaux.

Hugo Carton est étudiant en master de Développement social. Le jeune homme de 24 ans estime que le gouvernement n'en fait pas suffisamment. "Mettre en place un numéro vert, c'est bien beau, mais ce n'est pas assez, dit-il en riant. Il faut en parler à l'école, dans le travail. C'est quelque chose de tellement important qu'on se doit d'en parler tous les jours. Et on ne se marchera jamais dessus, on reviendra jamais en arrière : on sera toujours en train d'avancer."

D'autres manifestations sont prévues à Montpellier, ce lundi 8 mars 2021, à partir de 13h, sur la place de la Comédie.

Les violences faites aux femmes sont un nouveau combat qui vient s'ajouter aux autres

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