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Manifestation pour Sam et la Bosch à Rodez : Renault pointé du doigt

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Par , France Bleu Occitanie

Une manifestation des salariés de Sam et de la Bosch à Rodez (Aveyron) est prévue ce jeudi 11 mars à l'occasion d'une table ronde sur la fonderie du bassin de Decazeville. Une manifestation où l'Etat et Renault seront clairement mis en cause.

Une manifestation ce jeudi à Rodez de la Bosch et de Sam.
Une manifestation ce jeudi à Rodez de la Bosch et de Sam. © Radio France - SM

Un millier de personnes attendues ce jeudi dans les rues de Rodez. Une manifestation qui aura lieu esplanade des Ruthènes, tout près de la salle de fêtes où se tiendra une table ronde sur l’avenir de l’usine Sam Jinjiang. Dans le cortège, des salariés de Sam (trois bus ont d’ores et déjà été affrétés), mais aussi de la Bosch (seule la CGT appelle à manifester, pas l'intersyndicale), deux entreprises en grande difficulté. 

Le repreneur de Sam Viviez ne souhaite garder que 150 salariés sur les 365. La direction de la Bosch a aussi annoncé il y a une semaine que l’entreprise veut supprimer 750 emplois sur les 1250 qui fabriquent des injecteurs diesel à Rodez. La population est également appelée à les rejoindre, notamment via le collectif "Tous ensemble", qui réunit des élus et des syndicats qui veulent défendre le bassin (ce collectif avait été créé il y a une vingtaine d’années au moment des premières menaces de fermeture de la maternité de Decazeville).  

Espagne, Roumanie et Turquie

Des manifestants qui, pour beaucoup, vont pointer du doigt la responsabilité de Renault dans les deux dossiers. La Sam travaillait exclusivement pour le constructeur français. Une partie des injecteurs de la Bosch pourraient être vendus à Renault. Et dans les deux cas, le groupe automobile, qui appartient pour 15% à l'État français, fait travailler des usines étrangères. 

Deux exemples pointés par les syndicats : une des pièces conçues par les bureaux d’études de la Sam est aujourd’hui usinée en Roumanie à la demande de Renault. Pour la Bosch, ils parlent aussi de ces usines turques qui fabriquent exactement les mêmes injecteurs que l’entreprise aveyronnaise et qui ont - elles - des charges de plus de 140%. Du travail à ne plus savoir qu’en faire, tout cela pour créer des Clio dites françaises, mais totalement "Made in Turquie". Clairement, pendant toute la gouvernance de Carlos Ghosn, le but était de faire baisser les coûts au détriment des fabricants français en allant acheter en Espagne, en Roumanie, en Turquie.  

Nouvelle gouvernance de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi

Toutefois, la donne est peut-être en train de changer avec le nouveau patron, Jean-Dominique Sénard, qui veut que les productions propres soient vraiment "Made in France". Une usine de batteries électriques est notamment en projet dans le Nord. Mais ce sera peut-être trop tard pour l’Aveyronnais. Sauf si l’expertise de la région Occitanie en matière d’hydrogène est retenue. Et si la Bosch, puis Renault, font confiance à l’Aveyron pour y développer cette filière.   

Guilhem Serieys est élu régional La France Insoumise. Il est aussi Aveyronnais. Et pour lui, clairement, les commandes de Renault pour ces deux sites pourraient sauver les entreprises de son département. Il suffirait que l’Etat tape du poing sur la table.    

Guilhem Serieys est élu régional La France Insoumise

Jean-Louis Chauzy, le président du CESER Occitanie, estime que pendant des années Renault n'a pas joué le jeu des sous-traitants français. C'était la stratégie de Carlos Ghosn, l'ancien patron. Mais c'est en train de changer espère-t-il avec la nouvelle alliance et le changement de PDG à la tête du groupe automobile.        

Jean-Louis Chauzy président du CESER Occitanie

Sollicitée, l'entreprise Renault n'a pour le moment pas souhaité répondre aux questions de France Bleu Occitanie.

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