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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Manifestations de "gilets jaunes" à Dijon : la ville et ses commerçants sollicitent l’État

lundi 11 février 2019 à 21:58 Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne

L'association France urbaine qui regroupe les grandes villes et métropoles, dont celle de Dijon, sera reçue mercredi au ministère de l’Économie. Suivront dans la foulée les associations de commerçants, dont Shop in Dijon. Toutes demandent des aides suite au mouvement des gilets jaunes.

La rue de la Chouette, dans un secteur très impacté par les manifestations
La rue de la Chouette, dans un secteur très impacté par les manifestations © Radio France - Jacky Page

Dijon, France

En France, 70.000 salariés sont au chômage partiel, suite à la mobilisation des gilets jaunes qui a par endroits fortement réduit l'activité économique. Les petites et moyennes entreprises sont les premières concernées. A Dijon, les commerçants du centre-ville, après 13 samedis de manifestations, ont enregistré une chute de leurs ventes. 

"Les gens ne viennent plus en centre-ville le samedi à partir de midi"

Sylviane Gouverneur tient une boutique de décoration d'intérieur rue de la Chouette. En janvier, son chiffre d'affaires a dégringolé de 30%. Du jamais vu : « les gens ne viennent plus en centre-ville le samedi à partir de midi ». Le samedi, c’est le jour où traditionnellement on enregistre le plus de ventes. Du coup, cette commerçante envisage de prendre une mesure : « si en février et en mars, c’est pareil, la vendeuse que j’ai à temps plein, je serai obligée de la mettre à 24 heures ». Le chômage partiel passe par une demande préalable auprès des services de l'État. L'allocation spécifique est versée à l'employeur qui a la charge de la reverser au salarié. Cette mesure est limitée à 6 semaines.

Demandes d'exonérations de charges

Denis Favier préside Shop in Dijon. Avec d'autres associations françaises de commerçants, il sera reçu une nouvelle fois mercredi au ministère de l'Économie. Il va réitérer les demandes qui n'avaient pas trouvé de réponse le 25 janvier dernier à l'issue d'une première entrevue : « une _exonération de paiements à l’URSSAF, et également au niveau de l’impôt_, pour que le commerçant puisse se refaire une trésorerie et faire face aux mois à venir ».

Les villes ne veulent pas payer seules l'addition

Les dégradations commises lors des manifestations commencent à coûter cher. Récemment, le maire de Dijon François Rebsamen, évaluait à près d'un million d'euros la facture pour Dijon Métropole. Il faut à chaque fois remplacer du mobilier urbain détruit, réparer la chaussée endommagée par des incendies, effacer des tags, payer les heures supplémentaires des employés municipaux affectés à ces tâches.  

France urbaine, l'association qui regroupe les grandes villes et métropoles, dont Dijon, a également rendez-vous au ministère de l'Économie mercredi matin. Olivier Landel, Délégué général de France urbaine, estime que les villes ne doivent pas supporter seules l'explosion de la facture : « les dépenses des grandes villes sont plafonnées. Et donc on s’inquiète de notre capacité à assumer ces dépenses supplémentaires. C’est un problème national, qui pourrait entrer dans une solidarité nationale ».