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Société

Manque de médecins en Dordogne : de plus en plus de communes en "zone prioritaire"

dimanche 29 juillet 2018 à 19:17 Par Valérie Dejean et Benjamin Fontaine, France Bleu Périgord

L'agence régionale de Santé de Nouvelle Aquitaine veut inciter les médecins à s'installer en zone rurale. Pour ce faire, elle a redéfini les zones sensibles là où les médecins qui s'installent pourraient percevoir des aides. En Dordogne, ces zones ont quasiment doublé en quatre ans.

La carte des zones prioritaires a été redéfinie par l'ARS.
La carte des zones prioritaires a été redéfinie par l'ARS. - Agence Régionale de Santé Nouvelle Aquitaine

Dordogne, France

Face aux déserts médicaux qui gagnent du terrain, le gouvernement cherche à apporter des réponses. Fin 2017, la ministre de la Santé a proposé un nouveau plan d'accès aux soins. L'agence régionale de Nouvelle-Aqutaine vient, elle, de redéfinir les nouvelles zones en tension pour inciter les médecins à s'installer en échange d'une aide financière.

L'ancienne carte datait de 2014. A l'époque, la Dordogne comptait 43 % de zones défavorisées. Aujourd’hui, ce chiffre a presque doublé passant à 83 %. Preuve que la situation est de plus en plus tendue. Mais les critères retenus pour définir ces zones ont eux aussi changé.  Il y a bien sûr le nombre de généralistes, leur âge mais aussi leur volume d'activité.

La Dordogne compte désormais 148 communes en zone d'intervention prioritaire. Dans le nord du département, à l'est et au sud. Le reste (à l'exception de Périgueux et sa périphérie) est en zone d'action complémentaire. Cela veut dire que la situation est moins grave mais qu'elle peut vite se détériorer. 

► Retrouvez dans ce document la liste des 148 communes.

C'est dans les zones prioritaires que les aides seront les plus importantes pour les médecins souhaitant s'y installer. Cela peut aller jusqu'à 50.000 euros sur deux ans avec les contrats d'aide à l'installation. 

Ce classement permet aussi de mettre en route un contrat d'engagement de service public. Les étudiants en médecine toucheront ainsi 1.200 euros par mois. S'ils en bénéficient pendant deux ans, ils devront exercer deux ans dans des territoires déficitaires. De l'argent pour convaincre les praticiens de soigner tout le monde, y compris dans les campagnes les plus reculées.