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Marche blanche à Dijon en hommage à Steve Maia Caniço

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Par , France Bleu Bourgogne

Près de 300 personnes ont défilé ce vendredi soir à Dijon entre la place Darcy et la place Wilson, en hommage à Steve, mort noyé dans la Loire à Nantes le soir de la fête de la musique. Les participants à cette marche blanche ont aussi exprimé leur rejet des violences policières.

Rassemblement solidaire pour la victime, mais aussi contestataire
Rassemblement solidaire pour la victime, mais aussi contestataire © Radio France - Jacky Page

Une marche blanche était organisée à partir de 20 heures ce vendredi 2 août à Dijon, entre la place Darcy et la place Wilson, en hommage à Steve Maia Caniço, 24 ans, retrouvé noyé dans la Loire à Nantes, après une charge de police le soir de la Fête de la Musique. D'abord au nombre d'une petite centaine place Darcy, les participants ont vu grossir leurs rangs jusqu'à ce qu'ils soient 300.  Avant le départ du cortège, une jeune femme a distribué des ballons blancs. Laura a été à l’origine de l’appel à ce rassemblement sur les réseaux sociaux, « parce que ça aurait pu arriver à n’importe qui, ça aurait pu être n’importe où, au lac Kir s’il y avait eu une fête ».

Avant le départ du cortège, des ballons blancs ont été distribués
Avant le départ du cortège, des ballons blancs ont été distribués © Radio France - Jacky Page

La crainte d'une dérive répressive

Solidaires de la victime et de sa famille, les participants à la marche blanche ont exprimé aussi leur rejet des violences policières, comme Roland, qui brandissait un panneau où il avait écrit écrit  "Violences policières 1 Turquie, 2 Russie, 3 France", pour dénoncer ce qu’il perçoit comme une dérive répressive : « il y a des violences policières systématiques qui sont couvertes par le pouvoir. C’est une dérive très importante qui vise à faire peur aux gens pour qu’ils ne manifestent plus, quelle qu’en soit la raison ». Ce militant gilet jaune est en outre révolté par les conclusions de l'enquête de l'IGPN, l'Inspection générale de la police nationale, qui ne fait pas le lien entre ce décès et la charge de police le soir du drame sur le quai. « Lorsqu’on confie à la police un travail sur la police, ça n’aboutit pas. C’est un peu comme si on donnait à Monsanto une enquête sur le Roundup ».

Et des doutes quant à la sincérité du gouvernement

Quant à la promesse du Premier ministre de tout mettre en œuvre pour connaître la vérité, cet autre manifestant, Quentin, n’y croit pas. Il évoque un précédent : « je prends le cas de Zineb, cette dame âgée à Marseille qui a été tuée des suites d’un lanceur de grenade lacrymogène. Il n’y a eu aucune enquête sérieuse. On voit bien qu’il n’y a aucune volonté politique ».

Les participants à la marche blanche dijonnaise étaient d’autant plus motivés que la manifestation prévue ce samedi à Nantes était interdite. Le préfet de Loire-Atlantique a précisé toutefois que l’interdiction n’était pas totale, et concernait certains secteurs du centre-ville.

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