Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

"On marche sur la tête", la Ligue des Droits de l'Homme en Mayenne craint pour la santé des demandeurs d'asile

-
Par , France Bleu Mayenne

Des associations comme la Ligue des Droits de l'Homme en Mayenne sont vent debout contre les mesures du gouvernement annoncées ce 6 novembre, sur l'immigration. Celles qui concernent la santé révoltent à plusieurs titres.

Le Premier ministre a officialisé 20 mesures sur l'immigration ce 6 novembre.
Le Premier ministre a officialisé 20 mesures sur l'immigration ce 6 novembre. © Maxppp - Charles Platiau

Département Mayenne, France

Des associations d'aide aux demandeurs d'asile dénoncent les mesures annoncées ce jeudi 6 novembre par le gouvernement sur l'immigration. Parmi les 20 mesures, il y a par exemple des quotas en fonction des besoins des entreprises.  

Les mesures sur la santé coincent aussi comme ce délai de trois mois de carence pour les demandeurs d'asile avant d'accéder à la sécurité sociale de base

Pour le président de la Ligue des Droits de l'Homme en Mayenne, Alain Vignier, cela va fragiliser encore plus ces personnes.

Pour les demandeurs d'asile, l'accès est déjà limité en raison de difficultés majeures et croissantes d'accès même à la procédure de demande d'asile. Avant même d'être reconnu comme demandeur d'asile ayant accès à un certain niveau de soins, il faut être admis comme tel. Pendant cette période, ils sont en déshérence sur le plan de leur santé. Il y a déjà un délai de carence donc on ajoute un délai de carence à un autre délai de carence.

Pour Alain Vignier, c'est comme "marcher sur la tête" aussi parce que cela risque de mettre en péril la santé publique

Les demandeurs d'asile ne sont pas des personnes qui vivent repliées sur elles-mêmes en développant à l'intérieur de leur groupe restreint les pathologies. Elles circulent librement, tous les contacts sont possibles, ce qui peut être favorable à la propagation de pathologies contagieuses. C'est là où la mesure apparaît complètement inopérante voire contre-productive par rapport à la politique de santé publique. 

Autre changement, les opérations considérées comme non-urgentes, c'est-à-dire une chirurgie de la cataracte ou une prothèse de la hanche, ne seront plus prises en charge par l'AME, l'aide médicale de l'Etat sans un accord de la Sécurité sociale. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu