Société

Mariage insolite : une femme a épousé le fils de son ex-mari

France Bleu Lorraine Nord jeudi 26 juin 2014 à 18:09 Mis à jour le jeudi 26 juin 2014 à 18:44

Elisabeth Lorentz et Eric Holder comptaient se marier le 27 juillet 2013.
Elisabeth Lorentz et Eric Holder comptaient se marier le 27 juillet 2013. © Radio France

Peut-on épouser le fils de son ex-mari? Pour le tribunal de grande instance de Metz, la réponse est oui et remet en cause le code civil. Elisabeth Lorentz, 48 ans et Eric Holder, 45 ans se sont donc mariés le 4 octobre 2014 à Dabo dans le sud de la Moselle.

Elisabeth Lorentz, 48 ans et Eric Holder, 45 ans se sont bien mariés, mais au prix d'une longue bataille judiciaire. Leurs noces ont été célébrées le 4 octobre 2014, en mairie et à l'église, en présence d'une centaine d'invités. Parmi eux, le père d'Eric, l'ex mari d'Elisabeth. Il soutient leur union.

Mariage dabo son ok

Elisabeth est ravie : "C'est surtout une histoire de sécurité pour nos enfants" , confie-t-elle à France Bleu Lorraine.

MARIAGE ELISABETH 2

"Je vais enfin pouvoir épouser l'homme de ma vie, mais je préfère attendre la fin du mois de juillet pour être complètement sûre parce que le procureur a un mois pour faire appel":

MARIAGE ELISABETH 1

Elisabeth Lorentz et son ex beau-fils devaient s'unir en mairie de Dabo, le 27 juillet 2013. Mais le procureur de la République avait à l'époque interdit leur mariage, au motif que la future épouse avait été mariée dans le passé au père du futur époux. Ce qui contrevient à l'article 161 du code civil, qui dispose "qu'en ligne directe, le mariage est prohibé entre tous les ascendants et descendants légitimes ou naturels, et les alliés dans la même ligne" . Et peu importe si les deux amoureux n'ont pas de lien du sang, si Elisabeth n'a même pas élevé Eric et si il était majeur au moment où elle a épousé son père.

Le couple avait été plaider sa cause jusqu'à l'Elysée, mais n'avait obtenu en juin 2013 qu'un rappel de la loi qui interdit ce type de mariages, signé de la main de François Hollande. Le tribunal de Metz jette donc un pavé dans le code civil avec ce jugement, en conformité avec une décision de la Cour européenne des Droits de l'Homme, qui avait notamment sanctionné la législation britannique dans une affaire similaire.