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Mars@hack : 60 hackers à Mont-de-Marsan ce mercredi

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Par , France Bleu Gascogne
Saint-Pierre-du-Mont, France

Soixante hackeurs, des pirates de l'informatique, sont réunis ce mercredi dans une même salle, au Pôle Culturel de Saint-Pierre-du-Mont, dans les Landes, pour le premier Mars@hack. Toute la journée, ils vont tenter de craquer et de pirater des codes informatiques.

60 hackeurs participent toute la journée, ce mercredi, à Mars@hack à Saint-Pierre-du-Mont
60 hackeurs participent toute la journée, ce mercredi, à Mars@hack à Saint-Pierre-du-Mont © Maxppp - Lionel Vadam

Soixante hackeurs, des pirates de l'informatique, âgés de 20 à 30 ans, venus de toute la France sont réunis ce mercredi dans une même salle, au Pôle Culturel de Saint-Pierre-du-Mont, dans les Landes, pour le premier Mars@hack. Un hackathon de plus de 10 heures avec 36 épreuves, des scénarios imaginés par l'Escadron de cyber-défense de la Base Aérienne de Mont-de-Marsan, en partenariat avec le Centre d'Expertise Aérienne Militaire, l'IUT de Mont-de-Marsan et l'Agglomération du Marsan. Un concours  pour découvrir peut-être les petits génies de demain en matière de cyber-sécurité et de cyber-défense.

Parmi les participants, Yoann Cabaroccas. Ce montois de 21 ans est étudiant en 2e année de DUT Réseaux et Télécommunications à Mont-de-Marsan. Pour son premier concours de piratage informatique, il va faire équipe avec deux camarades de promo. Rencontre avec ce "pirate" débutant.

France Bleu Gascogne : Qu'est ce qu'une vie de hackeur ?

Yoann Cabaroccas : C'est une vie un peu spéciale, parce que c'est vrai qu'on est devant son ordinateur, tout seul... On ne mange pas forcément très équilibré, on dort assez peu... On passe beaucoup de temps à analyser tout ce qui est réseau pour trouver des failles de sécurité.

Les hackeurs sont-ils vraiment des gens renfermés sur eux-mêmes ?

C'est vrai que socialement, on est pas vraiment très ouvert ! Mais, il ne faut pas se dire que tous les hackeurs sont renfermés sur eux-mêmes, il y en a qui ont une vie sociale. Moi, je fais un peu de piratage informatique mais j'essaie de me faire des sorties assez régulièrement. Mais, si j'ai des soirées où je n'ai rien de prévu, c'est vrai que je vais passer des soirées à essayer de pirater. Ça peut être une heure tous les soirs, comme ça peut aller parfois à 4 ou 5 heures d’affilée. Quand on est passionné par quelque chose, on ne voit pas le temps qui passe !

Qu'est-ce qui est passionnant dans le hacking ?

C'est quelque chose d'avenir. On essaie à chaque fois de trouver de nouvelles failles de sécurité pour mieux protéger les entreprises. Pour moi, ce qui est intéressant, c'est de toujours essayer de chercher là où les gens ne s'y attendent pas forcément, parce qu'il y a des failles qui sont très connues à ce jour et pour nous, le but c'est d'essayer de passer par "la porte de derrière", par des endroits où les gens ne vont pas s'attendre. C'est ça qui me passionne.

Qu'on vous qualifie de "pirate" ça ne vous dérange pas ?

C'est vrai que c'est péjoratif, mais si je fais du piratage informatique je sais que je vais être un bon pirate, dans le sens où je ne vais pas utiliser toutes mes connaissances pour essayer de pirater un compte bancaire. C'est juste, si je dois découvrir une faille de sécurité, prévenir pour mieux guérir. Oui, il existe des bons pirates. Moi je voudrais travailler dans la cyber-sécurité, mais pour ça il faut pouvoir se mettre à la place du pirate informatique.

Est-ce que vous avez déjà piraté de façon illégale ?

Non. Je connais les limites, et les lois. Mais, c'est vrai que chez moi, je m'amuse à essayer de faire du piratage. Je me suis installé des machines virtuelles sur mon ordinateur, que je peux facilement pirater, mais vu que tout est à moi, je ne risque rien.

Vous êtes-vous préparé pour Mars@hack ?

Il y a aura des challenges, des défis, à accomplir. Il y en a des faciles, des moyens et deux difficiles. Mon équipe, nous ne sommes que des étudiants, nous n'avons pas un énorme niveau en hacking, mais on fera de notre mieux. C'est la première fois et on va dire que je stresse un peu, parce que c'est organisé par la Base de Mont-de-Marsan, et qu'il va y avoir des cracks, des gens très très forts dans le domaine. Après il y a des sites qui sont spécialisés là dedans, sur lesquels on peut apprendre les bases du piratage, il y a des challenges particuliers, et donc on s'est entraîné sur ce site.

Comment vous est venue cette passion pour le hacking ?

J'ai un père qui est informaticien, il répare les ordinateurs, et après j'ai mon frère aîné qui a toujours été un peu passionné par tout ce qui était hacking, etc... Donc, il m'a toujours parlé un peu de ça et il m'a transmis un peu cette passion et moi je l'ai vraiment développée à la manière. Avant c'était lui qui fait le plus de hacking, maintenant c'est moi (sourire). J'ai dépassé mon frère !

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