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Migrants : pour le maire PS d'Audincourt Martial Bourquin, il faut "de la générosité, mais pas d’angélisme"

Par Thierry Campredon, France Bleu Belfort-Montbéliard jeudi 20 octobre 2016 à 10:43

Le démantèlement de la jungle de Calais va débuter
Le démantèlement de la jungle de Calais va débuter © Maxppp - maxppp

Après le démantèlement annoncé de la "jungle" de Calais, plusieurs communes de l'aire urbaine vont être sollicitées pour recevoir ces migrants. Martial Bourquin, le sénateur-maire PS d’Audincourt milite pour les accueillir.

C’est une question de quelques jours, le campement de migrants à Calais sera démantelé. Cela représente entre 6.000 et 10.000 personnes de tous âges qu’il va falloir reloger. Un geste qu’a déjà réalisé dans sa commune le sénateur-maire d’Audincourt Martial Bourquin avec l’arrivée d’une vingtaine de migrants en septembre dernier. "Pour cela, il faut des logements mais aussi et surtout de l’envie. Nous avons un devoir de compassion devant la situation de ces personnes qui fuient les bombes", assure l'élu socialiste.

Pas de crispations, mais pas d’angélisme non plus" - Martial Bourquin

Pour autant, cette affaire de migrants entraînent des crispations et des tensions. C’était le cas notamment il y a quelques mois à Etueffont où une partie des habitants ne voulait pas de leur présence dans la commune. Sans oublier qu’il peut y avoir parmi les migrants des terroristes qui s’infiltrent :"Bien-sûr que cela peut créer des tensions, mais, je le répète, il faut avoir de compassion. Sur la question de l’infiltration d’éventuels terroristes, il faut en effet être très vigilant. Moi, j’ai demandé au préfet de faire toutes les vérifications nécessaires pour que toutes personnes présentes dans ma commune ne soient pas des oppresseurs mais des oppressés. Il ne faut pas tomber dans l’angélisme, la lutte contre le terrorisme exige qu’on ait un maximum de renseignements sur chaque personne accueillie".

Revoir les accords avec la Grande-Bretagne

L’autre problème est que, la plupart de ces gens qui viennent de cette jungle de Calais n'ont pas forcément envie de rester en France, ils veulent pour la plupart rejoindre la Grande Bretagne, mais les Britanniques traînent les pieds. Martial Bourquin souhaite la révision des accords avec la Grande-Bretagne : "Iln’est pas normal que la France soit seule ou piégée dans cette affaire. En attendant, on ne peut pas laisser des milliers de gens et d’enfants dans la rue".

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