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Dossier : Coronavirus Covid-19

Masque obligatoire dans l'Yonne : les habitants de Maligny s’interrogent sur l'utilité de la mesure

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Par , France Bleu Auxerre

Face à l'augmentation du nombre de cas positifs au covid-19 dans l'Yonne, depuis lundi 29 mars, le préfet instaure le port du masque obligatoire dans tous les espaces publics. A Maligny, commune de 800 habitants, certains ne comprennent pas cette nouvelle obligation.

À Maligny, comme dans toutes les communes de l'Yonne, le port du masque est obligatoire depuis ce lundi.
À Maligny, comme dans toutes les communes de l'Yonne, le port du masque est obligatoire depuis ce lundi. © Radio France - Alia Doukali

Le nombre de cas positifs au covid-19 est en forte hausse dans l'Yonne, avec un taux d'incidence de 299 cas pour 100 000 habitants. Pour freiner l'épidémie, le port du masque est désormais obligatoire dans les espaces publics. Toutes les communes du département sont concernées, mêmes les moins peuplées.

À Maligny, village de quelque 800 personnes, certains habitants ne comprennent pas cette nouvelle obligation. "Je trouve qu'en plein air, ce n'est pas utile", confie Fanny, professeure de musique à l'école élémentaire de Maligny. "Il n'y a personne dans les rues. Dans les grandes villes, je peux comprendre, mais pour les petits villages comme nous, ce n'est pas la peine", dit-elle.

Dans cette commune, les passants sont rares, à l'heure du déjeuné, les rues désertes. Les seuls rassemblements se font lors de la sortie des classes de l'école élémentaire. "Devant les écoles, c'est utile, les parents sont nombreux à attendre les enfants. Mais après quand on va se promener, il n'y a personne", ajoute Fanny. Selon elle, il aurait fallu adapter l'obligation du port du masque en fonction du nombre d'habitants de chaque commune. "Dans les communes où ils sont 100 habitants, ça ne rime à rien", souffle Fanny, derrière son masque. 

"Il vaut mieux porter des masques même s'il y a très peu de monde dans la rue plutôt que de se retrouver confiner" - Dominique Chappuit

Mais il aurait été trop compliqué d'appliquer des consignes différentes en fonction des communes, d'après la présidente des maires ruraux de l'Yonne. "Où commence et ou s'arrête la règle", interroge Dominique Chappuit. "On peut avoir une commune de 100 habitants où ils sont les uns sur les autres, comme on peut avoir une commune de 500 ou 1 000 habitants très éclaté avec plein de hameau", poursuit la présidente des maires ruraux de l'Yonne.

Selon elle, le masque est justifié partout. Elle prend en exemple le département voisin de la Nièvre, confiné depuis ce week-end. "Je n'aurais jamais pensé que la Nièvre serait touchée à ce point par l'épidémie, alors que c'est encore plus rurale que dans l'Yonne, il y a encore moins de monde", raconte Dominique Chappuit.

Malgré leur réticence, les habitants de Maligny acceptent la mesure. Le port du masque est majoritairement respecté dans la commune. "C'est une question d'habitude. On n'a pas le choix de toute façon. Il faut se protéger et protéger les autres. Si ça peut éviter de propager le virus ... On verra bien", dit Julie, habitante de Maligny.

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