Société

A Mayenne, une exposition contre le racisme pour des écoliers de la ville

Par Fabien Burgaud, France Bleu Mayenne mardi 24 janvier 2017 à 16:48

L'exposition itinérante est composée d'une dizaine d'ateliers interactifs pour lutter contre les discriminations.
L'exposition itinérante est composée d'une dizaine d'ateliers interactifs pour lutter contre les discriminations. © Radio France - Fabien Burgaud

Environ 350 élèves de la ville de Mayenne vont profiter cette semaine d'une exposition itinérante intitulée "Mission H, être humain et vivre ensemble". Mise sur pied grâce à la fondation Lilian Thuram et l'association des petits débrouillards, elle va partout en France depuis un an.

En finir avec les discriminations, c'est l'objectif de l'exposition "Mission H, être humain et vivre ensemble". Toute la semaine, environ 350 écoliers de la ville de Mayenne vont en profiter. Ils viennent des écoles privées, et sont entre la classe de CM1 et la 6e. Pendant une heure, ils déambulent entre les ateliers interactifs : histoire de la ségrégation, vivre ensemble, accepter les différences, etc. Sur une table, crayon en main, Carl dessine des pays où il y a des discriminations selon lui. Notamment la France. Car le garçon de 11 ans a déjà eu affaire au racisme. "J'ai des copains noirs et ils se sont déjà fait insulter. Ça ne se fait pas", raconte-t-il.

Les dessins des écoliers sont ensuite affichés. Les appels à la tolérance y sont nombreux. - Radio France
Les dessins des écoliers sont ensuite affichés. Les appels à la tolérance y sont nombreux. © Radio France - Fabien Burgaud

Sur un autre atelier, Louane, en 6e, regarde avec attention une carte du monde. A côté de chaque continent, il trouve des faits historiques qu'il ne connaissait pas : "En Afrique, il y avait l'esclavage, la ségrégation et les génocides. C'est nul. C'est pas parce que l'on est noir que l'on est différent ou inférieur". Faire apprendre l'histoire, ce n'est pas l'objectif principal des petits débrouillards, l'association qui co-organise l'évènement. Pour Théotime Lambert, l'un des animateurs, les ateliers doivent servir à libérer la parole. "On part de leurs opinions, on reste neutres, et ensuite on les interroge sur des concepts comme l'égalité. C'est peut-être compliqué au départ, mais on fait en sorte de leur expliquer simplement" confie-t-il. Après Brest ou encore Troyes, l'exposition ambulante se rendra bientôt à Marseille. Histoire de continuer à former, partout dans le pays, les futurs citoyens à la lutte contre le racisme.