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Société

Manifestation à Nice en soutien au membre de Roya Citoyenne agressé

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Par , France Bleu Azur

Un rassemblement était organisée par le collectif Roya Citoyenne, samedi 17 avril à Nice. Il faisait suite à l'agression à son domicile d'un membre de l'association d'aide aux migrants, il y a deux semaines.

Les militants de Roya Citoyenne et leurs sympathisants se sont rassemblés place Garibaldi, à Nice
Les militants de Roya Citoyenne et leurs sympathisants se sont rassemblés place Garibaldi, à Nice © Radio France - Alexandre Berthaud

Nice, France

Réunis place Gambetta à Nice, samedi 27 avril, "on pensait être une quinzaine au mieux", remarque, satisfait René Dahon, un des membres du conseil d’administration de Roya Citoyenne, l'association d'aide aux migrants dans la vallée de la Roya. Là, une centaine de militants, sympathisants, rejoints par quelques gilets jaunes, écoutent René, monté sur un banc, leur donner des nouvelles d'Hugo. Tous sont venus en soutien à cet adhérent à Roya Citoyenne qui depuis plusieurs années héberge des demandeurs d'asile malgré des revenus très faibles. 

Le 13 avril, il témoigne avoir été pris pour cible à son domicile par un groupe d'une quinzaine de personnes. "Ils ont démonté sa voiture, ils ont jeté des projectiles dont des bouteilles. Il en a reçu une au visage et il a perdu connaissance" raconte René. Depuis, l'enquête de gendarmerie est en cours. Les manifestants étaient donc venus lui témoigner du soutien et s'indigner contre ce climat.

"Il y a une certaine partie de la population qui ne nous aime pas", explique avec modération une militante. "On a l'impression d'être des délinquants", se désole une autre. Une femme, non-membre de l'association, secoue la tête : "Il y a des gens qui se permettent des expéditions contre des personnes qui sont juste dans l'empathie. Ça, c'est révoltant". Beaucoup tiennent pour responsables les politiques, notamment d'extrême-droite, qu'ils accusent de "semer ce qu'[ils] récolte[nt] aujourd'hui".

Quatre demandeurs d'asile en garde à vue

Hugo va mieux, il est hébergé actuellement par des amis mais cet habitant de Contes est "très touché psychologiquement". Quinze jours avant les faits, il aurait subi une autre tentative d'agression et avait déjà prévenu la gendarmerie. Dans le cadre de l'enquête, les quatre demandeurs d'asile hébergés par Hugo et originaires du Nigéria ont été entendus et placés en garde à vue. Selon René, "un des agresseurs a eu huit jours d'ITT". Il dénonce : "Ceux qui ont été agressés ont maintenant le statut d'agresseurs".