Société

Metz : le camp de migrants de Blida a été déplacé

Par Clément Lhuillier, France Bleu Lorraine Nord mercredi 28 septembre 2016 à 16:08

Le camp de migrants déplacé avenue de Blida à Metz
Le camp de migrants déplacé avenue de Blida à Metz © Radio France - Clément Lhuillier

Le déplacement de 400 demandeurs d'asile vers un parking des anciens dépôts de bus de Metz, ce mercredi, s'est déroulé dans le calme. Mais les conditions de vie y restent très précaires.

D'un camp à un autre. Comme annoncé lundi 26 septembre sur France Bleu Lorraine, le campement sauvage de demandeurs d'asiles installé avenue Blida à Metz a été déplacé de quelques centaines de mètres, vers un parking des anciens dépôts des TCRM. 400 personnes, (alors que les derniers chiffres officiels parlaient de 200), des migrants, principalement originaires des Balkans, s'entassaient dans des conditions indignes depuis plusieurs mois, juste en face de la caserne du 3e régiment de Hussards.

Eau potable et électricité

Sur le nouveau campement, les migrants ont apporté leurs tentes, leurs matelas et des bâches pour se protéger. Des conditions de vie qui restent très précaire même si les autorités ont installé "des sanitaires, l'eau potable, et un point alimenté en électricité pour leur permettre de cuisiner" détaille Anouchka Chabeau, directrice de la Direction départementale de la cohésion sociale (DDCS). Le ramassage quotidien des ordures sera également assuré.

"Campement provisoire"

La préfecture de Moselle rappelle qu'il s'agit d'un "campement provisoire" et indique que "les services de l’Etat "traitent les demandes d’asile selon des procédures accélérées." Si leur demande est acceptée, ils seront orientés vers des structures d’hébergement d'urgence. Dans le cas contraire, "les personnes qui ont engagé une procédure d’asile, dans un autre pays européen, feront l’objet d’une réadmission vers ces pays. Les demandeurs qui se verront refuser l’asile en France seront reconduits dans leur pays d’origine."

Pour les associations qui viennent en aide aux migrants, comme le Collectif de lutte contre la misère de Metz, les conditions d'accueil des demandeurs d'asile restent inacceptables, "c'est même pire qu'avant" s'emporte Eric Graff, son porte-parole, qui réclame la mise à l'abri durable de ces personnes.