Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Metz : réfugiés et prêts à s'intégrer

-
Par , France Bleu Lorraine Nord

Le Centre provisoire d'hébergement de Metz a ouvert ses portes en mai 2018 dans le quartier du Sablon. Une structure unique en Moselle pour aider les réfugiés à se construire un avenir durable en France.

Adelina est installée au CPH de Metz avec son compagnon et ses deux enfants.
Adelina est installée au CPH de Metz avec son compagnon et ses deux enfants. © Radio France - Clément Lhuillier

Metz, France

"Je veux rester à Metz. Ici je me sens en sécurité". Malgré sa timidité, Adelina s'exprime dans un bon français. Cette jeune femme a fui l'Angola avec sa famille. Son compagnon a trouvé un travail de préparateur de commande, son fils est à l'école, la petite fille à la crèche. Ils vivent depuis quelques mois dans un appartement du Centre provisoire d'hébergement (CPH) de Metz. Adelina était étudiante dans son pays, elle aimerait devenir vendeuse. "C'est un peu difficile pour la langue. Mais j'apprends tous les jours, et ça va, je me débrouille."

Un sas pour les réfugiés 

Comme elle, 50 personnes sont logées dans cette structure unique en Moselle. Le CPH a ouvert ses portes dans un immeuble du quartier du Sablon en mai 2018. Tous ont obtenu le statut de réfugiés (412 en Moselle en 2018 sur 4800 demande d'asile). Le centre leur offre un répit, un sas de quelques mois après leur passage en hébergement d'urgence et l'obtention de leur droit de rester en France. 

Un accompagnement court, mais très fort

Ici, chaque famille a son appartement, son intimité. "Un moment pour se poser, et envisager leur avenir durablement ici" explique le responsable du CPH pour l'ADOMA Benjamin Lavandier. "Leur présence est de neuf mois en moyenne. On est sur accompagnement qui est très court, mais qui est très fort." Ainsi, les réfugiés sont aidés au quotidien dans leur recherche d'un logement, d'un travail. Ils bénéficient aussi d'activités de loisirs et culturelles et peuvent apprendre le français avec plusieurs structures partenaires. Et même si le recul sur l'expérience est encore un peu court, Benjamin Lavandier assure que plus de la moitié des familles qui étaient à l'ouverture du centre sont parties dans leur propre habitation, la plupart dans l'agglomération messine. 

Un deuxième centre en Moselle

En visite au CPH à l'occasion de la journée mondiale des réfugiés, jeudi 20 juin, le Préfet de la Moselle Didier Martin a tenu à montrer que la France respectait ses devoirs envers les réfugiés. "Le gouvernement souhaite être très ferme en matière d'immigration en faisant repartir ceux qui ne peuvent pas rester sur le territoire national, et en même temps l'Etat souhaite accompagner les réfugiés qui ont la protection internationale en mobilisant des moyens supplémentaires." Ainsi, un deuxième centre de ce type devrait ouvrir en Moselle avant la fin de l'année 2019.