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Mieux prendre conscience des risques de l'érosion du littoral grâce à l'eye tracking

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Par , France Bleu, France Bleu Loire Océan
La Faute-sur-Mer, France

Cet été, l'Université de Nantes lance une expérience pour mesurer les risques d’érosion littorale en utilisant le eye tracking. Cette technologie permet de savoir précisément où regarde un utilisateur lorsqu'il lit une carte. Un moyen de mieux prendre conscience des dangers liés à l'érosion côtière.

L'eye tracking, une technique qui permet de savoir où votre regard est attiré lorsque vous visionner une vidéo, ou lorsque vous consulter un site internet.
L'eye tracking, une technique qui permet de savoir où votre regard est attiré lorsque vous visionner une vidéo, ou lorsque vous consulter un site internet. © AFP

L'eye tracking, ou encore oculométrie en français, est une technique très connue en neuro-marketing. Elle permet de savoir par exemple où votre regard est attiré lorsque vous visionner une vidéo, ou lorsque vous consulter un site internet. Cela permet d'organiser un site web par exemple, de la manière la plus pertinente possible. 

Cette technologie peut aussi avoir d'autres utilisations, comme en géographie par exemple. C'est ce qui intéresse l'Université de Nantes qui réalise cet été une étude " pour mieux prendre conscience des dangers liés à l’érosion du littoral" explique Marc Robin, professeur de Géographie à l’Université de Nantes, et responsable scientifique de l’observatoire régionale des risques côtiers à Nantes. L’idée est de savoir comment nous percevons les documents cartographiques. 

Cette expérience mobilise à la fois des chercheurs du Laboratoire de Psychologie des Pays de la Loire et de l’Observatoire Régional des Risques Côtiers en Pays de la Loire.

Faire des cartes qui soient compréhensibles par le plus grand nombre

"Géographes et psychologues travaillent ensemble" sur cette expérience poursuit Marc Robin. "Nous voulons analyser la façon dont la population perçoit des cartes portant sur les risques d'érosion littorale". En raison du réchauffement climatique, les littoraux français et d’Outre-mer sont soumis à des problématiques d’érosion et de submersion, "il faut donc publier des recommandations qui soient compréhensibles par le plus grand nombre de personnes et qui tiennent compte de ces évolutions" précise le géographe. 

Analyse des mouvements de la pupille au moyen de lunettes spéciales

Les scientifiques de l'Université de Nantes recherchent des volontaires pour améliorer les cartographies côtières, en étudiant votre regard et votre perception grâce à des lunettes d'eye tracking, munies de capteurs haute-précision. Cette technique permet de savoir avec finesse où regarde l'utilisateur, ce qu'il voit et ce qu'il ne voit pas sur une carte. 

Les informations recueillies permettront d'améliorer les documents cartographiques portant sur les risques pour les rendre plus compréhensibles.

L'expérience est menée cet été à La Faute sur Mer en Vendée, puis à la rentrée à Nantes. 

La technique du eye tracking utilisée pour prendre conscience des risques de l'érosion du littoral. Marc Robin, professeur de Géographie à l’Université de Nantes, et responsable scientifique de l’observatoire régionale des risques côtiers.

La technique de l'eye tracking est utilisée aussi dans la publicité, dans le domaine de la santé et du sport aussi. Récemment, une expérience a été réalisée dans le football à Rennes, par des chercheurs en science cognitive. Ils ont mené une étude sur l’attention périphérique des gardiens de foot. Le gardien rennais Benoît Costil y a participé.

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