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Société

Migrants à Calais : Gérard Collomb annonce l'ouverture de deux centres d'accueil dans les Hauts-de-France

lundi 31 juillet 2017 à 16:37 Par Julien Baldacchino, France Bleu

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a annoncé ce lundi la mise en place "dans les dix jours qui viennent" de deux centres d'accueil des migrants dans les Hauts-de-France, non loin de Calais, où le gouvernement cherche à éviter la réinstallation de camps sauvages.

Gérard Collomb, ce lundi 31 juillet lors de sa conférence de presse
Gérard Collomb, ce lundi 31 juillet lors de sa conférence de presse © AFP - Lionel Bonaventure

Deux centres vont être ouverts "dans les dix jours qui viennent" à destination des migrants dans les Hauts-de-France, a annoncé ce lundi le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb lors d'une conférence de presse. "Nous ne voulons pas recommencer les mauvais expériences du passé et nous ouvrirons deux centres assurant l'hébergement et l'examen des situations de ces personnes", a-t-il déclaré.

Ces deux centres, situés à Troisvaux dans le Pas-de-Calais et à Bailleul dans le Nord, disposeront à eux deux de 300 places, alors qu'il y a "environ 350 à 400 migrants sur Calais". La semaine prochaine, la préfecture organisera des maraudes à Calais pour informer les populations concernées et assurer le transfert des migrants sur ces deux sites.

Eviter les nouveaux campements sauvages

Avec ces deux centres d'hébergement, le gouvernement veut éviter la réinstallation de campements sauvages, après le démantèlement en octobre dernier de la "jungle" de Calais.

Mais ce lundi, quelques heures avant les annonces de Gérard Collomb, le Conseil d'Etat a validé l'ordonnance du tribunal administratif de Lille qui contraint l'Etat et la ville de Calais à fournir des mesures d'aide aux migrants de Calais, notamment des points d'eau ou des sanitaires. Jeudi dernier, Emmanuel Macron a assuré que "d'ici à la fin de l'année" il n'y aura plus de campement de rue en France.

Enquête interne sur les accusations de violences policières

Le ministre de l'Intérieur a également réagi aux accusations de l'ONG Human Rights Watch, qui dénonce des violences policières à Calais, affirmant que la police utilise régulièrement du gaz poivre contre les migrants. "Dans les forces de sécurité, il n'existe pas d'usage du gaz poivre", répond le ministre.

Il a ajouté avoir demandé à l'Inspection générale de l'administration (IGA), l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) et de la gendarmerie nationale (IGGN) un rapport d'enquête. "Le ministère de l'intérieur est prêt à prendre en compte tout élément pouvant faire apparaître un comportement contraire aux règles déontologiques", a-t-il déclaré.