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Société

Migrants de Calais : les associations saisissent, une nouvelle fois, la justice

lundi 23 juillet 2018 à 16:49 Par Matthieu Darriet, France Bleu Nord et France Bleu

Pour améliorer un peu les conditions de vie des réfugiés, à Calais, les associations qui leur viennent en aide saisissent à nouveau la justice, en urgence. Comme il y a un an, elles demandent un accès inconditionnel à l'eau, aux douches et aux toilettes, au nom de dignité humaine.

L'Etat doit fournir de l'eau de façon inconditionnelle aux exilés. Mais à Calais, les associations, comme l'Auberge des migrants, doivent encore distribuer des bidons.
L'Etat doit fournir de l'eau de façon inconditionnelle aux exilés. Mais à Calais, les associations, comme l'Auberge des migrants, doivent encore distribuer des bidons. © Radio France - Matthieu Darriet

Calais, France

L’audience est prévue cet mardi, à 14 h, devant le Tribunal administratif de Lille. Il y a un an, la justice avait obligé l’Etat à mettre de l’eau et des douches à disposition des migrants. Mais les bénévoles estiment que le dispositif actuel est volontairement insuffisant. Il y aurait entre 600 et 800 réfugiés, en ce moment, à Calais. Les bénévoles parlent d’une atteinte aux droits fondamentaux des personnes. 

Mathilde Robert est bénévole à l'Auberge des migrants : "Il y a tout un système de douches, qui a été mis en place et qui n'existait pas avant. Il y a eu l'installation de points d'eau, qui n'existaient pas avant. Mais, sur le terrain, nous constatons que ce que l'Etat a mis en place n'est pas suffisant. Il y a des migrants qui nous expliquent qu'ils ont des problèmes pour aller se doucher ou qu'ils préfèrent aller aux toilettes dans des bois."

On se retrouve à amener quotidiennement des centaines de litres d'eau sur les différents lieux de vie des exilés.  

Tous les jours, il y a des démantèlements de camp, et tous les jours, les associations doivent distribuer des repas et de l’eau, alors que c’est à l’Etat de le faire, comme l'avait ordonné la justice en juillet de l'année dernière. Les migrants n'osent pas s'éloigner de leur lieu de vie, pendant la matinée, pour aller se doucher, de peur de perdre leurs affaires dans la destruction de leur campement par la police. 

Boycott des réunions avec la préfecture

En colère, les associations ont donc décidé de ne plus participer aux réunions de la préfecture. Elles estiment qu’elles ne servent à rien. Une politique chaise vide que le Préfet, Fabien Sudry dit ne pas comprendre : "naturellement, nous ne sommes pas toujours d'accord, mais le dialogue, ce n'est pas être d'accord sur tout. Sur une situation difficile, on a besoin de l'avis de tous et ça me permet de trouver le bon niveau d'équilibre, au regard des directives que le gouvernement se fixe sur la situation de Calais".

Les associations dénoncent également ce qu’elles considèrent comme du harcèlement des bénévoles, avec des PV répétés et des contrôles d’identités incessants. Ces situations sont aussi constatées dans le Dunkerquois.