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Société

Migrants et associations côte à côte à Nantes pour demander des solutions de relogement

jeudi 2 août 2018 à 18:56 Par Maxime Bacquié, France Bleu Loire Océan et France Bleu

Après l'évacuation ce jeudi matin de près de 300 migrants d'un ancien lycée de Nantes, sans proposition de relogement pour la grande majorité d'entre eux, les associations d'aides aux migrants ont décidé de manifester pour faire bouger les choses.

Près de 300 personnes ont manifesté ce jeudi soir à Nantes pour demander des solutions de relogements.
Près de 300 personnes ont manifesté ce jeudi soir à Nantes pour demander des solutions de relogements. © Radio France - Maxime Bacquié

Nantes, France

Plusieurs collectifs de défense des migrants à Nantes ont appelé à se rassembler ce jeudi après-midi, à 17h30, devant le square Daviais, là où des centaines de personnes sont revenues, dans la journée, après avoir été expulsées de l'ancien lycée Leloup-Bouhier, qui doit être transformé en école primaire. 

"La mairie de Nantes tient un double discours"

Cette nouvelle évacuation a été demandée par la mairie de Nantes, pour démarrer comme prévu les travaux de désamiantage. La justice a donné raison à la municipalité et la préfecture a donc autorisé les forces de l'ordre à intervenir au petit matin, pour évacuer les 280 migrants qui se trouvaient là depuis dix jours. Sauf qu'aucune solution de relogement n'a été proposée à ces personnes, qui sont donc pour la plupart retournée au square Daviais. "C'est inadmissible qu'on en arrive là," dénonce François Prochasson, du collectif Migrants. "La mairie tient un double discours. Un coup elle assure qu'il n'y aura plus d'expulsion, puis elle demande l'évacuation de ce lycée sans aucune solution."

Expulsions = radicalisation pouvait-on lire sur une banderole. - Radio France
Expulsions = radicalisation pouvait-on lire sur une banderole. © Radio France - Maxime Bacquié
Les manifestants se sont dirigés vers la préfecture de Loire-Atlantique, à Nantes, pour se faire entendre des pouvoirs publics. - Radio France
Les manifestants se sont dirigés vers la préfecture de Loire-Atlantique, à Nantes, pour se faire entendre des pouvoirs publics. © Radio France - Maxime Bacquié

Avec cet épisode de chaleur qui s'abat notamment sur Nantes, plusieurs associations de défense des migrants ont décidé de porter plainte contre la mairie pour mise en danger de la vie d'autrui. Elles ont donc aussi appelé à manifester ce jeudi après-midi, du square Daviais jusqu'à la préfecture. Une nouvelle marche est prévue samedi à partir de 15h et au départ du square Daviais, toujours pour réclamer des solutions d'hébergements.

La député Valérie Oppelt (LaRem) en appelle à la solidarité de la métropole nantaise

La mairie assure qu'elle ne peut pas faire plus, avec ces 180 places d'hébergements d'urgence ouvertes depuis le mois de mars, qui viennent s'ajouter aux 500 prévues dans le cadre du plan gouvernemental d'accueil des migrants. Dans un communiqué, la député de Loire Atlantique Valérie Oppelt (LaRem) en appelle à la solidarité des communes de la métropole nantaise. "Il existe sur le territoire métropolitain des locaux vacants, qui pourraient offrir un abri et un peu de dignité à ces personnes," écrit-elle.