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Société

Migrants : la Moselle expérimente un centre pour l'aide au retour

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Depuis avril dernier, à Vitry-sur-Orne près de Thionville, un "centre de préparation au retour accompagné" accueille les migrants pour les inciter à rentrer dans leur pays d'origine. Une première en France qui pourrait s'étendre à d'autres départements.

La prefecture de la Moselle à Metz
La prefecture de la Moselle à Metz

Metz, France

Le gouvernement a lancé la semaine dernière un appel à la solidarité aux maires de France pour trouver des solutions d’hébergements pour les réfugiés venus de Syrie ou d'Irak. Metz ou encore Thionville ont répondu à cet appel. Il faut dire que les centres d'accueils de demandeurs d'asile sont déjà saturés : 6600 personnes sont par exemple actuellement logées en Lorraine et il "n'y a plus de place disponible" admet Lydie Leonie, directrice du service de l'immigration et de l'intégration à la préfecture de région, "et c'est l’intérêt de l'appel lancé aux collectivités. Nous attendons leurs propositions". Quand au nombre de réfugiés à venir dans la région, les autorités en Moselle n'ont pour le moment aucune information.

"Un accompagnement personnalisé"

Et pour tenter de désengorger ces lieux d'hébergements, une expérimentation unique est menée depuis avril à Vitry-sur-Orne, près de Thionville : un centre de préparation au retour accompagné. Il s'est installé dans un ancien foyer de travailleurs et peut accueillir au maximum quarante personnes, des migrants qui ont échoué dans leurs demandes de séjour en France et qui n'ont plus d'autre choix que de retourner dans leur pays d'origine, pour la plupart des pays de la région des Balkans.

Deux travailleurs sociaux y interviennent en permanence et chaque semaine ils reçoivent la visite d'agents de l'office français de l'immigration et de l'intégration. Le but : les convaincre de partir de leur plein gré, en faisant le deuil de la France. Une solution bien plus humaine que les centres de rétention. Le sénateur et maire de Woippy (LR), François Grosdidier, a pu visiter le centre la semaine dernière avec d'autres parlementaires : "Ce dispositif est complémentaires aux mesures coercitives de reconduite à la frontière. Il permet un accompagnement personnalisé, en fonction des individus et des situations. Il doit pouvoir s'étendre à d'autres départements"

Le passage dans ce centre ne doit pas excéder un mois et demi. Depuis son ouverture, une quinzaine de personnes ont accepté leur retour, vingt et une sont actuellement en attente.

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