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Société

Migrants mineurs africains : y a-t-il une filière organisée dans les Landes ?

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Par , France Bleu Gascogne

Depuis novembre, le nombre de jeune migrants isolés qui arrivent dans les Landes a fortement augmenté. Et ce n'est pas le seul élément qui laisse penser qu'un réseau organisé existe, traversant le Sud-Ouest et donc les Landes

Les services de protection de l'enfance du Conseil départemental des Landes ont accueilli 160 migrants mineurs isolés en 2017 - Photo d'illustration
Les services de protection de l'enfance du Conseil départemental des Landes ont accueilli 160 migrants mineurs isolés en 2017 - Photo d'illustration © Maxppp - Philippe RIEDINGER

Landes, France

Tout semble avoir commencé cet automne : le nombre de jeunes migrants isolés accueillis dans les Landes a grimpé en flèche, passant d'une petite vingtaine au mois d'octobre à plus de 80 au mois de décembre. Un pic jamais atteint jusque-là, selon le Conseil départemental des Landes. 

Des chiffres qui laissent supposer qu'il existe bien une filière de migrants mineurs, un réseau organisé qui passe par les Landes.

D'autant que d'autres éléments interpellent : à chaque fois, le scénario est le même. Les jeunes, pour la plupart originaire d'Afrique de l'Ouest, de Guinée Conakry ou du Mali, arrivent en train sans papiers, se présentent d'eux-mêmes au commissariat de Dax ou de Mont-de-Marsan. Ils racontent être nés au début des années 2000, et donc, être mineurs.

"Ils empruntent des passages précis dans les gares, donnent parfois les mêmes réponses quand on leur pose des questions", confie Paul Carrère, vice-président du Conseil départemental en charge des questions sociales. 

L'élu connaît bien le dossier : car ce sont les services de protection de l'enfance du département dont il fait partie qui sont chargés d'accueillir et d'accompagner les mineurs qui arrivent sur le territoire. C'est une obligation, selon la loi française. "Ce sont des jeunes en détresse qui ont sans doute payé très cher leur venue en Europe", rappelle Paul Carrère.

Une filière commune au Sud-Ouest ?

Pour répondre à l'urgence, une rallonge de deux millions d'euros a été votée par le Conseil départemental des Landes en novembre. En plus, cinq personnes sont venues renforcer le service de protection de l'enfance, pour accompagner ces jeunes. Ils sont aujourd'hui 230 mineurs migrants à vivre dans les Landes, hébergés dans des familles d'accueil, ou des structures collectives (Ehpad par exemple).

Des tests d'âge osseux et des entretiens avec des travailleurs sociaux peuvent également être réalisés si l'âge pose question, pour confirmer la minorité ou non du migrant.

Mais le département des Landes n'est pas un cas unique : les départements voisins comme le Gers ou la Gironde ont également recensé une forte hausse des arrivées de jeunes migrants originaires d'Afrique subsaharienne fin 2017. Les élus de ces départements évoquent aussi un réseau organisé, mais pour l'instant, sans aucun réseau démantelé, personne ne lâche le mot de "passeur".