Société

Migrants : Paris et Berlin proposent "un mécanisme permanent et obligatoire" d'accueil

Par Marina Cabiten, France Bleu jeudi 3 septembre 2015 à 16:54

François Hollande et Angela Merkel
François Hollande et Angela Merkel © MaxPPP

François Hollande a annoncé jeudi avoir "proposé" à l'Union européenne avec la chancelière allemande Angela Merkel "un mécanisme permanent et obligatoire" d'accueil des réfugiés.

La France et l'Allemagne ont annoncé ensemble jeudi qu'elles souhaitaient la mise en place en Europe d'un "mécanisme permanent et obligatoire" d'accueil des réfugiés, à l'issue d'une rencontre à l'Élysée entre Angela Merkel et François Hollande.

Davantage de solidarité 

Les propositions de Paris et Berlin seront "soumises" le 14 septembre à un conseil des ministres de l'Intérieur de l'UE, avant un sommet européen. "L'Union européenne doit faire davantage, elle doit répartir un certain nombre de personnes qui demandent refuge", a souligné François Hollande, notant que "c'est ce qui a été fait pour 40.000 Syriens" en juin.   

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"Aujourd'hui, nous parlons de 100.000. Il est donc tout à fait nécessaire d'avoir un mécanisme qui puisse prendre la situation de chaque pays européen pour voir ce qu'il est possible de réserver comme accueil dans ce pays-là en fonction de ses caractéristiques", a-t-il détaillé. "Il ne s'agit plus de s'attacher à des mots, il s'agit de sauver des vies" , a enchaîné le président français.

Urgence versus long terme

La Commission européenne a demandé aux Etats membres jeudi de répartir 120.000 réfugiés supplémentaires pour faire face à l'accélération de la crise migratoire. "Comme les mécanismes permanents pourraient prendre du temps, et que nous avons une situation très pressante en Italie, en Hongrie et en Grèce , il va y avoir une proposition pour la réinstallation urgente de 120.000 (réfugiés)", a expliqué une source européenne.

Selon cette source, la répartition des demandeurs d'asile entre les 28 se ferait sur les mêmes critères que la proposition faite en mai, qui prennent en compte le nombre d'habitants des pays d'accueil et l'impact économique.