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Migrants à Saint-Brévin : le préfet appelle à "l'apaisement" après les tirs contre le centre d'accueil

Par Boris Hallier, France Bleu Loire Océan et France Bleu vendredi 7 octobre 2016 à 17:44 Mis à jour le vendredi 7 octobre 2016 à 19:01

Le maire de Saint-Brévin, Yannick Haury et le préfet de Loire-Atlantique, Henri-Michel Comet.
Le maire de Saint-Brévin, Yannick Haury et le préfet de Loire-Atlantique, Henri-Michel Comet. © Radio France - France Bleu Loire Océan

Le préfet de Loire-Atlantique appelle au calme trois jours après les coups de feu tirés contre le futur centre d'accueil de Saint-Brévin. Le nombre de migrants qui seront accueillis a par ailleurs été revu à la baisse.

Ils seront finalement 50 au lieu de 70. C'était l'une des demandes du maire de Saint-Brévin. "De quoi parle-t-on? D'accueillir 50 personnes dans une commune de 13.000 habitants pendant quelques mois. Ce n'est même pas de la solidarité, c'est une once d'humanité", lance le préfet de Loire-Atlantique, Henri-Michel Comet.

Quelques mois seulement

Autre point censé rassurer les habitants : l'identité de ces migrants. Le préfet assure qu'il n'y aura pas que des hommes célibataires. Des familles seront également prises en charge par "une association bien connue à Saint-Brévin". Un système de gardiennage sera mis en place et cela ne durera que quelques mois, le temps pour ces Syriens, Soudanais ou Erythréens de mener à bien leurs demandes d'asile. Le bâtiment mis à disposition par EDF devrait ainsi rouvrir ses portes aux vacanciers au printemps 2017.

Je peux comprendre les craintes, mais la violence est inadmissible" - Henri-Michel Comet

Mardi soir, des coups de feu ont été tirés contre le centre censé accueillir les migrants. "Un acte que je condamne avec la plus grande fermeté", assure le préfet de Loire-Atlantique.

Déplorant dans un premier temps un manque de concertation avec les autorités, le maire de Saint-Brévin estime, lui, avoir été entendu. "1% des habitants ont manifesté contre cet accueil. La majorité des personnes que je rencontre ont des avis plus nuancés, il y a des sentiments d'inquiétude, de peur, mais aussi d'empathie. Je pense que les esprits vont se calmer", assure Yannick Haury. La date de leur arrivée n'a pas été précisée.

Ce samedi, une réunion publique est organisée dans la commune par un collectif opposé à l'accueil des migrants.

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