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"Militarisation de la jeunesse", un collectif contre le Service National Universel créé à Nancy

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Pour protester contre la généralisation du service national universel (SNU) à l'été 2021, une dizaine d'associations, syndicats et partis politiques de Meurthe-et-Moselle s'est réunie ce mardi pour créer un collectif anti-SNU. Le collectif dénonce une "militarisation de la jeunesse".

Un collectif a été créé à Nancy pour protester contre le SNU.
Un collectif a été créé à Nancy pour protester contre le SNU. © Maxppp - Arnaud Dumontier

Ils dénoncent une "militarisation de la jeunesse". Pour protester contre la généralisation du Service National Universel (SNU) fixée par le gouvernement à l'été 2024, plusieurs associations, partis politiques ou syndicats de Meurthe-et-Moselle ont créé ce mardi un collectif. Après ceux de Paris et Lyon, il s'agit du troisième collectif anti-SNU en France. 

"Cela nous semble plus qu'embêtant de devoir éduquer une jeunesse à se mettre au garde-à-vous" Stéphane Tabourin, membre du collectif, membre du MOC-Nancy

Après une première phase en juin dernier, le Service National Universel va poursuivre son expérimentation cet été. Plus de 30 000 jeunes volontaires sont attendus dans toute la France, dont 450 en Meurthe-et-Moselle, accueillis au lycée Varoquaux de Tomblaine et au CREPS de Nancy. 

Le collectif anti-SNU du département s'y oppose : "Bien qu'ils (les membres du gouvernement, NDLR) s'en défendent la main sur le cœur, en disant que ça n'a rien de militaire, on a vu l'été dernier des jeunes chanter la Marseillaise sous le drapeau français chaque matin, des camps paramilitaires dans lesquels les jeunes se traînaient dans la boue. Cela nous semble plus qu'embêtant d'éduquer une jeunesse à se mettre au garde-à-vous", explique Stéphane Tabourin, l'un des membres du collectif. 

"Les jeunes vont le faire car ce sera une obligation. Ce ne sera absolument plus un choix personnel", Mohamed Aksi, membre du collectif, membre de la FCPE 54

Le collectif dénonce également le coût d'une généralisation du SNU : "On parle de 1,5 milliard à 3 milliards d'euros par an, alors que partout on coupe les vivres. C'est un projet inutile et coûteux", avance Stéphane Tabourin. 

Enfin, si le SNU est pour le moment basé sur le volontariat des jeunes, il deviendra obligatoire pour les adolescents dans leur 16ème année à partir de 2021 : "C'est ce dont nous avons peur. Participer à ce service national se fera par obligation. Ce ne sera absolument plus un choix personnel", s'inquiète Mohamed Iksi, membre du collectif et de la FCPE 54. 

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