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Mobilisation en baisse contre la loi de sécurité globale dans les deux charentes

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Par , France Bleu La Rochelle

Les cortèges contre la loi de sécurité globale étaient clairsemés ce samedi dans les deux charentes. A peine plus d'une centaine de personnes ont défilé à Angoulème, La Rochelle et Saintes. A Rochefort, les manifestants n'étaient pas assez nombreux pour faire un cortège.

Entre 120 et 150 personnes ont manifesté à La Rochelle, du quai Duperré sur le Vieux Port à la place de Verdun
Entre 120 et 150 personnes ont manifesté à La Rochelle, du quai Duperré sur le Vieux Port à la place de Verdun © Radio France - Marie-Laurence Dalle

La mobilisation contre la loi de sécurité globale qui doit être examinée au Sénat mi-mars, avant de revenir à l'Assemblée Nationale était en baisse, une nouvelle fois, ce samedi dans les deux charentes. A peine un peu plus d'une centaine de personnes ont défilé à Angoulème (une centaine selon la police), La Rochelle (entre 120 et 150), et Saintes (une centaine selon la police). A Rochefort, ils n'étaient qu'une cinquantaine, et le défilé a été annulé. 

Fin novembre, après l'adoption de la loi à l'assemblée nationale, un millier de personnes s'étaient rassemblées à La Rochelle et plusieurs centaines à Saintes et Angoulème. Depuis, le nombre de participants est en baisse régulière. "Beaucoup de personnes ont peur de venir manifester dans la rue, les gens sont préoccupés par la crise sanitaire et sont dans l'inquiétude du lendemain" reconnaissait ce samedi matin Yvonne Gabory, la secrétaire départementale de la CGT en Charente-Maritime. "Il n'est pas facile aujourd'hui de manifester au delà de nos troupes". 

Une participation visible des Gilets Jaunes 

Quelque soit l'organisation qui avait appelé à manifester (CGT, Sud, FO, Solidaires, PCF, Mouvement pour la Paix, Action antifascistes), aucune ne faisait le plein de ses troupes ce samedi à La Rochelle. Les plus nombreux étaient sans doute les Gilets Jaunes, dont une petite délégation venait de Royan. Alors que, vu la faiblesse de la participation, les organisations hésitaient, ce sont les Gilets Jaunes qui ont poussé pour partir en cortège jusqu'à la place de Verdun. Leur banderole : "quand l'injustice devient la loi, la résistance est un devoir" ouvrait la marche. "On est là pour défendre nos libertés" affirmait Jean-Michel, gilet jaune royannais. "Macron, le coronavirus l'arrange, il va tout fermer, il va tout foutre en l'air". "On veut vivre libre, on ne veut pas être surveillés, on ne veut pas avoir trop d'interdit" ajoutait une jeune femme gilet jaune. 

La banderole des Gilets Jaunes en début de cortège à La Rochelle
La banderole des Gilets Jaunes en début de cortège à La Rochelle © Radio France - Marie-Laurence Dalle

Petit à petit,  le cortège avançant, les gilets jaunes prenaient la manifestation à leur compte : "Macron, démission" scandait la foule. Les gilets jaunes ralentissaient la marche, occupaient quelques minutes les carrefour. Place de Verdun, à la dissolution du cortège, ils décidaient de continuer vers le commissariat, seuls. Malgré la faible mobilisation, les autres organisations annonçaient qu'elles continueront le combat contre la loi de sécurité globale. "On se doit de manifester, demain quand il n'y aura plus de crise sanitaire, des mesures seront en place et il sera très compliqué de les mettre à bas" estimait Yvonne Gabory de la CGT.   

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