Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

1.300 manifestants contre la loi sur la "sécurité globale" à Montpellier

-
Par , France Bleu Hérault

Selon la Préfecture, 1.300 manifestants ont marché contre la proposition de loi sur la sécurité globale, ce samedi 21 novembre 2020, à Montpellier. Les dispositions sur les caméras-piétons, les drones et l'article 24, sur la diffusion d'images des forces de l'ordre, sont vivement critiquées.

Le cortège a marché de l'Hôtel de Police de Montpellier à la Préfecture, après un arrêt place de la Comédie.
Le cortège a marché de l'Hôtel de Police de Montpellier à la Préfecture, après un arrêt place de la Comédie. © Radio France - Clara GUICHON

La mobilisation contre la proposition de loi sur la sécurité globale a été massive à Montpellier, ce samedi 21 novembre 2020. Selon la préfecture, 1.300 manifestants, parmi lesquels des militants, des syndicalistes et des journalistes, ont rejoint le cortège. Plusieurs dispositions du texte ne passent pas : le recours aux drones pendant des manifestations, l'exploitation en temps réel des images des caméras-piétons et la pénalisation de la diffusion d'images malveillantes des forces de l'ordre.

Opposition forte contre l'article 24

Cette dernière disposition, inscrite dans l'article 24 de la proposition de loi, est dans toutes les bouches et sur la majorité des pancartes, malgré le rétropédalage du gouvernement. L'Assemblée Nationale a adopté l'article ce vendredi 20 novembre, dans une version modifiée. 

C'est insuffisant pour Alcyone, militant au sein du syndicat Solidaires étudiants. "Il y a sérieusement cinq mots qui ont été rajoutés et ça ne veut rien dire", lâche le jeune homme de 18 ans. Le texte insiste sur le fait que "l'intention malveillante contre les forces de l'ordre doit être manifeste". "Ça ne change rien, poursuit l'étudiant en médecine. Par exemple, quelle preuve peut-on opposer si un policier dit qu'il a été affecté psychologiquement? On ne peut pas. Je peux pas aller voir un pote qui ne va pas bien et lui dire : mais si, tu vas bien! Alors pourquoi ça marcherait avec un policier? Ça marchera encore moins!

Alcyone craint qu'il ne soit plus possible de dénoncer les violences policières. "J'ai participé à des blocus et à des manifestations, raconte le militant. J'ai vu des gamins de 15 ans se faire agresser. On ne pourra plus le prouver sans image.

"Si ça continue comme ça, quand je serai interne aux urgences, je verrai des manifestants éborgnés et des mains arrachées" - Alcyone, étudiant en médecine.

Un peu plus loin, Joémy est lui aussi peu convaincu par le remaniement de l'article 24. Il a inscrit sur sa pancarte des dizaines de noms. "Ce sont toutes les personnes qui ont été mutilées parce qu'elles manifestaient en France, explique le garçon de 18 ans. Si on ne les avait pas filmées, même moi je ne pourrais pas dire que c'est réellement arrivé. Mais il y a des images qui prouvent que des gens, qui ne sont même pas des black blocs, se sont faits tabasser par des policiers"

À lire aussi - Un collectif de Montpellier farouchement opposé à la loi sur la "sécurité globale"

"Non à la loi d'impunité globale"

Les autres dispositions du texte font aussi réagir. Comme d'autres, Carole tient un petit ballon noir, qui symbolise un drone. "Je ne veux pas être surveillée par ces technologies, s'alarme la manifestante de 50 ans. Il y a déjà des caméras de surveillance. Et en plus, les drones volent haut, on peut difficilement les voir. Ça veut dire que maintenant, qu'importe où l'on est, on pourra être surveillé sans le savoir." Carole craint que la loi de "sécurité globale" n'ouvre un boulevard vers la reconnaissance faciale.

Les manifestants ont marché de l'Hôtel de Police jusqu'à la Préfecture en passant par la place de la Comédie. Dans le cortège, plusieurs participants ont noté que ça faisait depuis longtemps qu'une manifestation n'avait pas rassemblé autant de monde, du fait de l'épidémie du Covid-19.

Des manifestants craignent que la loi de sécurité globale ne nuisent, justement, à ce droit de manifester.

À Béziers, 250 personnes se sont également rassemblées pour manifester contre la loi de sécurité globale, selon la police.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess