Société

Mobilisation pour la défense du centre Bouffard-Vercelli

Par Elisabeth Badinier, France Bleu Roussillon jeudi 19 juin 2014 à 17:23

Les manifestants ont bloqué le boulevard Mercader une partie de l'après-midi à Perpignan
Les manifestants ont bloqué le boulevard Mercader une partie de l'après-midi à Perpignan © Radio France

Une centaine de personnes ont manifesté ce jeudi après-midi contre la délocalisation du centre de rééducation Bouffard-Vercelli de Cérbère sur Perpignan. Du personnel mais aussi des patients militent pour le maintien de ce centre sur la Côte Vermeille.

Une centaine de personnes ont manifesté ce jeudi après-midi à Perpignan contre la délocalisation du centre  Bouffard Vercelli. Ce centre de rééducation soigne chaque année des centaines d'accidentés. L'agence régionale de santé (l'ARS) envisage toujours de rapatrier ses activités sur Perpignan. Mais le personnel soignant comme les patients estiment qu'ils disposent d'un cadre de soin et d'un plateau technique exceptionnel à Cerbère qu'ils ne pourront jamais retrouver à Perpignan. Une rencontre a eu lieu entre l'ARS et les représentants du personnel du centre Bouffard Vercelli qui n'a débouché sur rien ou presque. Une table ronde doit être organisée le 18 juillet entre les élus et l'ARS.Rien qui puisse satisfaire l'association contre la délocalisation.

"L'excellence du plateau technique n'est pas délocalisable".

David Marais a 45 ans, il souffre d'une maladie dégénérative. Il vit à Toulouse et tous les huit mois, il vient faire une cure d'un mois à Cerbère.Il n'imagine pas être soigné ailleurs : "La rééducation un mois sur huit c'est pas facile, mais à Cerbère c'est un cadre exceptionnel qui nous ressource, la rééducation en milieu marin, le bien-être qu'on a là-bas, l’excellence du plateau technique, on ne les retrouvera pas à Perpignan, c'est pas délocalisable, ce sera perdu. Ce sera perdu pas seulement pour moi, mais pour tout le système".

Manif Cerbere / David Marais

"On ne se voit pas à Perpignan".

Frédéric a 39 ans, il est paraplégique à la suite d'un accident de moto, il vit en région parisienne et vient une fois par an pendant un mois en rééducation à Cerbère. "Le centre est bien et on voudrait le garder. C'est primordial, on ne se voit pas à Perpignan, on a une vie là-bas et on veut la garder. On n'a pas huit heures de rééducation par jour, et en dehors des soins il faut qu'on vive, qu'on décompresse et à Perpignan ça va pas le faire du tout !"

Manif Cerbere / Frédéric

"On est dans une atmosphère qui permet de faire front".

Benoit a 27 ans, il a eu un accident de voiture il y a 10 ans, il est en fauteuil roulant et vient une fois par an à Cerbère pour se faire soigner.

"Déjà il y a le cadre vie, on est dans une atmosphère qui permet de faire front, et puis c'est un pôle de compétence exceptionnel, ça fait 10 ans que je suis handicapé et c'est nécessaire pour moi de faire un séjour de rééducation et si le centre est délocalisé à Perpignan je ne viendrai plus faire ma rééducation dans les Pyrénées-Orientales. Il y a un plateau technique qu'on ne retrouvera nulle part ailleurs."

Manif Cerbere/ Benoit 27 ans

Partager sur :