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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : dans la Vienne, le confinement a aussi un impact sur le quotidien des moines de Ligugé 

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Par , France Bleu Poitou

Dans la Vienne, le confinement lié au plan de lutte contre l'épidémie de coronavirus a un impact sur la vie des moines de l'abbaye de Ligugé. 

L'abbaye Saint-Martin de Ligugé, dans la Vienne
L'abbaye Saint-Martin de Ligugé, dans la Vienne © Maxppp - Patrick Lavaud

A l'heure où toute la France découvre les contraintes du confinement, on pourrait croire que ceux qui ont choisi une vie recluse s'en sortent mieux pour supporter cette situation. Mais pas vraiment !

Le confinement a un impact sur le quotidien des moines

Dans la Vienne, à l'abbaye de Ligugé où vivent 24 frères bénédictins, "les mesures de confinement et les gestes barrières ont aussi un impact sur le quotidien des moines", explique frère Christophe, le père abbé. Normalement, la vie des moines de l'ordre de Saint-Benoît, c'est prière et travail. Ce sont des contemplatifs, normalement ils ne sortent pas du monastère, mais contrairement aux moines chartreux qui vivent vraiment confinés, les bénédictins, eux, peuvent sortir. Les plus taquins traduisent d'ailleurs l'OSB par "on se balade" , au lieu d'Ordre de Saint-Benoît.

Plus aucune livraison, ni de cours à Paris ou de voyages à l'étranger

A Ligugé en l'occurrence, les frères sortent toutes les semaines pour des réunions entre abbés, pour livrer leur scofa, délicieux gâteaux revendus dans les supermarché de Poitiers. L'un des frères part toutes les semaines donner des cours à l'Institut catholique de Paris. Quant à l'ancien père abbé, lui, il s'occupe des monastères émergents et voyage régulièrement à travers le monde. Avec le confinement obligatoire, ces sorties ne sont plus possibles. C'est un vrai huis-clos. Et il faut s'organiser autrement. La pâtisserie, la boutique ainsi que l'hôtellerie (prévue pour les retraites spirituelles) ont toutes fermé. Les moines doivent s'occuper autrement, et passent plus de temps à nourrir les volailles et cochons, plus de temps également au potager.

Des messes sans fidèles

Avec le confinement, plus personne ne peut assister aux offices... or des messes, il y en a plusieurs chaque jour, de 6h à 22h.

Frère Christophe, le père Abbé de Ligugé, le concède : "dire la messe sans fidèles, cela perd un peu de son sens".

Mais ces moines trouvent leur consolation dans le partage. Au moins, ils vivent la vie des autres français. Ils partagent la même épreuve. "Et encore nous avons la chance d'avoir une grande maison et un jardin, insiste le père abbé qui pense aussi aux gens qui vivent en appartement. On prie pour eux", explique-t-il.

Gestes barrières en abbaye

Autre difficulté, les gestes barrières. Dans une vie en communauté, il faut redoubler d'attention. Les frères n'ont pas de masques, mais le moine-économe avait pris soin d'acheter du gel hydroalcoolique. Quant à la classe de chant, elle se tient désormais dans l'église beaucoup plus grande que la salle de répétition habituelle, de quoi maintenir les distances de sécurité sanitaire entre moines.

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