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Société DOSSIER : Mondial 2018 de football

TÉMOIGNAGES - Mondial 2018 : leurs souvenirs de la victoire des Bleus le 12 juillet 1998

jeudi 12 juillet 2018 à 6:35 Par Marie Ciavatti, France Bleu Hérault et France Bleu

20 ans après la victoire des Bleus en Coupe du monde de foot, des supporters héraultais, personnalités et anonymes, se souviennent de cette soirée historique pour le foot français.

© Maxppp -

Montpellier, Hérault, France

Chacun sait où il était ce soir là et ce qu'il faisait, avec qui. Alors que le Mondial de football s'achève en Russie, les Bleus fêtent les 20 ans de leur titre obtenu le 12 juillet 1998. Une victoire face au Brésil en finale au stade de France 3 buts à 0. La France décroche sa première étoile. Ce moment est inscrit dans la mémoire collective : un million et demi de personnes sur les Champs Elysées à Paris. La place de la Comédie, noire de monde à Montpellier. Partout, la foule chantait "Et un et deux et trois, zéro!".  

"Je me suis fait virer, mais j'ai passé des moments merveilleux"

Rémi Gaillard, l'humouriste du web, montpelliérain, a passé des heures sur la place de la Comédie. "Il y avait un écran géant, on se retrouvait tous entre potes. C'était devenu La Mecque du football et au fur et mesure des matches il y avait de plus en plus de monde. Tout le monde aimait le foot en 98.

"J'ai l'impression que c'était hier. En 98, je travaillais dans un magasin de sport". Le patron refuse de lui donner ses jours quand l'équipe de France joue. "Evidemment je n'allais pas travailler du coup et je rapportais le lendemain une ordonnance du médecin. Tu parles... Un matin, mon patron a jeté le Midi Libre sur la table. J'étais en Une, perché sur les trois Grâces. Je me suis fait viré mais j'ai passé des moments merveilleux. Merci les Bleus"! conclut Rémi Gaillard.

"Debout, perché sur les Trois Grâces place de la Comédie. Le lendemain j'étais en Une de Midi Libre", Rémi Gaillard

"98, l'été parfait"

Benjamin a 18 ans en 1998. Cet été là, ce Montpelliérain dingue de foot travaille. Mais le soir du 12 il est devant la télé au lieu de faire la plonge. "Je pourrais m'en souvenir comme si c'était hier. C'était exceptionnel. Une finale de coupe du monde... c'était complètement dingue. On n'avait jamais vu ça." 

Au coup de sifflet final il est en larme. "J'ai appelé mon père, lui aussi pleurait, ça a été une soirée de folie. Les clients de l'hôtel  sont tous sortis ensemble, on se sautait dans les bras, tout le monde offrait des verres. Je garde une image de communion. Et puis c'est plus que ça: 98 c'est aussi l'année de nos 18 ans, l'année du bac, du permis de conduire. C'était l'été parfait".

"J'ai appelé mon père, lui aussi pleurait, ça a été une soirée de folie". Ben, génération 98

"Fier d'être français"

Alexandre lui aussi travaille en ce mois de juillet. Il a 20 ans. Il arrive après le match avec ses amis à Montpellier, en voiture, tout klaxon hurlant, assis sur la portière. Les rues sont noires de monde. "C'était l'emballement général, les visages peints en bleu, blanc, rouge, des drapeaux, des confettis". Sa nuit sera blanche.. et bleue. "On s'est retrouvé à 2.000 sur la plage, avec des feux de joie. Je ne pensais vraiment pas qu'on irait en finale et puis qu'on batte le Brésil 3/0, qui était vraiment LA nation du foot. C'était une fierté, ça faisait des années qu'on courrait après la victoire. Ce jour là, fier d'être français."

"Les visages peints en bleu, blanc, rouge, des drapeaux, des confettis: c'était l'emballement général"

"Ce jour là le foot est entré dans le cœur des gens"

Laurent Pionnier a 16 ans. Longtemps gardien au MHSC, il est à l'époque déjà en centre de formation avec Montpellier. Il côtoie l'équipe de France parce qu'il joue avec les U16. "J'attendais chaque match de l'Equipe de France avec impatience. Chaque match était comme un film avec un bon scénario. Et à la fin j'étais lavé psychologiquement mais ils ont répondu à toutes les attentes. Ce jour là le foot est entré dans le coeur des gens. "

"Chaque match était comme un bon film avec un bon scénario", Laurent Pionnier, ancien gardien de Montpellier.

"Le match contre le Brésil : le match parfait"

Mathieu Chabert, entraineur du club de football de Béziers. A l'époque il était gardien de but. Il était parti à 13 ans pour le club de formation à St Etienne. Cet été 98 marque son retour sur ses terres biterroises. "Le match que j'ai préféré c'est la finale contre le Brésil, le match parfait. Mais il y a eu des matches compliqués: le Paraguay, l'Italie. C'est peut-être là que la coupe du monde se gagne". 

Mathieu Chabert, entraîneur de l'AS Béziers.