Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Mons-en-Barœul : le maire saisit la justice pour réclamer l'expulsion de plusieurs centaines de gens du voyage

lundi 27 août 2018 à 19:50 Par Guillaume Farriol, France Bleu Nord et France Bleu

Environ 300 caravanes sont installées depuis le dimanche 26 août sur un terrain de Mons-en-Barœul (Nord). Une installation au départ illégale, mais la préfecture a fini par donner son autorisation. C'est inacceptable pour le maire de la commune Rudy Elegeest qui a déposé un référé en justice.

Les caravanes sont installées sur la "plaine du fort" de Mons-en-Barœul
Les caravanes sont installées sur la "plaine du fort" de Mons-en-Barœul © Radio France - Guillaume Farriol

Mons-en-Barœul, France

Plusieurs centaines de gens du voyage ont investi depuis dimanche 26 août la "plaine du fort" de Mons-en-Barœul, un vaste terrain d'herbe entre la départementale 48 et des barres d'immeubles. Il se trouve non loin du centre culturel de la commune. Ces gens du voyage viennent tous les ans dans la métropole lilloise pour participer à une mission d'évangélisation, c'est à dire un rassemblement religieux. 

Grosse pagaille sur les routes

Cette année, l'arrivée a été particulièrement mouvementée : environ 300 caravanes ont convergé au même moment vers Mons-en-Barœul, faute de place ailleurs. Cela a créé une grosse pagaille sur les routes et bloqué en partie le nord de la métropole lilloise. Dans un premier temps, les forces de l'ordre ont empêché les véhicules d'accéder au terrain. Mais face aux embouteillages et aux risques d'accidents, la préfecture a finalement autorisé l'installation

Ce n'est pas du tout l'endroit ou il faut aller" - Rudy Elegeest

Cette décision ne plaît pas du tout à Rudy Elegeest, le maire de Mons-en-Barœul. Il a déposé un référé pour demander l'expulsion de ces gens du voyage. "Ce n'est pas du tout l'endroit où il faut aller, explique-t-il. Cela pose des problèmes sanitaires. Comment fait-on pour gérer les déchets ? Comment gérer les évacuations de toutes sortes? Je ne sais pas du tout dans quel état on va retrouver le terrain". 

Pour le maire, cette arrivée de gens du voyage est une "intrusion" qui va perturber la vie de la commune. "Cette plaine du fort est un lieu très apprécié, ajoute Rudy Elegeest. L'école de musique est juste à côté et elle va faire sa rentrée dans de mauvaises conditions. Et puis, on est à 50 mètres d'une zone urbaine sensible qui portent ses difficultés sociales. Il ne faut pas rajouter des problèmes aux problèmes !"

Pas d'autres solutions"

De leur côté, les gens du voyage expliquent qu'ils se sont installés ici faute de place ailleurs. "C'est toujours la même chose", assure Christelle qui boit son café devant sa caravane. "On n'a pas du tout d'emplacement pour se mettre avec les caravanes par ici. Il faut toujours qu'on rentre en forçant et ce n'est pas agréable pour nous. Nous, on demande que tous les mois de septembre un responsable s'occupe de nous pour pouvoir ouvrir une place pour nos caravanes". 

Manque d'installations

En effet, la métropole lilloise manque d'installations pour faire face un tel afflux. Il existe bien une aire dite "de grand passage" spécialement destinée pour accueillir les rassemblements importants de gens du voyage. Elle se trouve à Bondues, mais elle est devenue trop petite ces dernières années. "Avec le temps, nous sommes de plus en plus nombreux, le peuple grandit, explique Michel Legrain, le porte-parole de ce groupe de gens du voyage. Les enfants se marient et c'est des caravanes qui se rajoutent tous les ans." Il demande donc l'installation d'une aire de grand passage suffisante pour accueillir au moins 400 caravanes, de quoi régler le problème qui revient chaque année au mois de septembre selon lui. Il s'engage à quitter les lieux, quoi qu'il arrive, le 16 septembre prochain, une fois la mission d'évangélisation terminée.

Contactée par France Bleu, la métropole explique que la construction d'une nouvelle aire de grand passage est prévue. Les négociations sont en cours avec les services de l'État.