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#MonSainté : Bel Air et Montaud, des quartiers toujours plus prisés

Par France Bleu Saint-Étienne Loire, France Bleu Saint-Étienne Loire mardi 14 novembre 2017 à 18:32

Une des rampes d'escaliers qui montent à Bel Air et Montaud.
Une des rampes d'escaliers qui montent à Bel Air et Montaud. © Radio France - ER

Suite de notre tournée des quartiers stéphanois, pour donner la parole aux premiers concernés : les habitants. Escale sur Bel Air et Montaud, deux quartiers du nord-ouest de la ville qui se sont transformés en une trentaine d'années, à partir du moment où un golf a remplacé la décharge.

"Ils me font rire. Ils tournent et nous demandent à qui s'adresser à propos de cette maison". Les vautours, ce sont les promoteurs immobiliers, repérés par cette dame qui habite la tour Bel Air, depuis sa construction au milieu des années 1980. Des agents à l'affût du moindre bout de maison non-habité et susceptible d'être racheté, avec surtout son terrain pour y accueillir de nouvelles constructions d'un certain standing. Bel Air et Montaud surplombent la rue Bergson, un des noms de l'axe nord-sud de Saint-Étienne.

Les habitants ont suivi l'aboutissement de plusieurs projets et ça ne les surprend pas car ils se sentent bien ici. Montaud, Bel Air... certes les commerces manquent, il faut descendre, et surtout remonter (!) pour la moindre course mais être à l'écart, juste ce qu'il faut, ils aiment. Les escaliers, les raccourcis par le parc Montaud ( le "monte alto", à l'origine, avec un crêt à 630 mètres), les jardins Volpette font partie de leur quotidien, des secrets presque jalousement gardés !

Le tournant, c'est clairement la fin des années 1980, quand le golf s'est installé sur le site d'une ancienne décharge. Les constructions ont suivi. Et plusieurs projets immobiliers ont pris le relais. Aujourd'hui, près de 3 600 personnes habitent dans ces deux quartiers.

A la rencontre de deux personnages du quartier : le danseur et le barman de Bel Air

Jean-Yves Lacote, devant un décor d'Holiday on Ice, un des décors de sa salle de danse. - Radio France
Jean-Yves Lacote, devant un décor d'Holiday on Ice, un des décors de sa salle de danse. © Radio France - ER

Jean-Yves Lacote, c'est le danseur de claquettes du quartier. Il a d'abord ouvert son école en centre-ville de Saint-Étienne, puis à Badouillère, avant de tout transférer dans les anciens locaux d'un sous-traitant d'Angénieux, en contre-bas de sa sa maison. L'American dancin school propose une quinzaine de cours par semaine pour environ 120 élèves, dirigée aujourd'hui par son fils. Toujours aussi fringant et positif, cet homme de 71 ans ouvre sa porte avec plaisir pour raconter son quartier. Le temps, où il n'était pas aussi calme, où les habitants entendaient des chiens aboyer "tous les soirs, toutes les nuits" car les animaux errants étaient rassemblés dans un refuge tout proche. La décharge aussi. Avant qu'un projet de golf prenne le relais à partir de 1989.

Alain Mounier, ancien patron du bar-tabac le Bel Air. - Radio France
Alain Mounier, ancien patron du bar-tabac le Bel Air. © Radio France - ER

C'est là que tout a changé, comme se souvient aussi Alain Mounier. Descendant d'un chapelier des arcades, sous l'Hôtel-de-Ville, il a un temps tenu le Bel Air, le bar-tabac, en haut de la rue Jean-François Revollier. Tout autant attaché au quartier, il se rappelle l'époque des terres que les commerçants achetaient pour construire leur maison, "c'étaient les premières vraies maisons, à l'entre-deux-guerres".

Dans tous les quartiers de Saint-Étienne, prenez-vous en photo, filmez-vous et postez votre contribution avec ce mot clé #MonSainté sur les réseaux sociaux.