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Société DOSSIER : Fêtes de la Madeleine 2018

"Mont-de-Marsan, c'est comme le Vatican : c'est petit mais connu", dit un vendeur sénégalais venu pour la Madeleine

jeudi 19 juillet 2018 à 15:50 Par Maëlle Robert, France Bleu Gascogne

La renommée des fêtes de la Madeleine dépasse les frontières. Preuve en est, s'il en fallait encore : la feria attire des dizaines de vendeurs à la sauvette d'origine sénégalaise qui proposent chapeaux ou lunettes de soleil. Après Madrid et Pampelune, ils viennent à Mont-de-Marsan. Rencontre.

Pendant l'été, avec ses marchandises, Ousmane fait le tour des férias en Espagne et dans le Sud-Ouest de la France.
Pendant l'été, avec ses marchandises, Ousmane fait le tour des férias en Espagne et dans le Sud-Ouest de la France. © Radio France - Maëlle Robert

Mont-de-Marsan, Mont-de-Marsan, France

Il a une pile de chapeaux colorés dans une main, dans l'autre, un carton recouvert de scotch marron où sont encastrées des lunettes de soleil. Avec ce chargement destiné aux touristes, l'été, Ousmane, vendeur à la sauvette, fait le tour des ferias. D'abord Madrid, Pampelune, et puis... Mont de Marsan, oui ! 

"C'est une petite ville, mais son nom, c'est comme le Vatican : c'est petit, mais tout le monde le connaît", lance Ousmane, 37 ans. Il a quitté le Sénégal quand il était à peine majeur pour l'Espagne, pour trouver du travail. Il est alors devenu vendeur ambulant. 

Il connaissait donc la réputation de Mont-de-Marsan et des fêtes de la Madeleine depuis longtemps, mais c'est la première fois qu'il est venu cette année. C'est un ami qui l'a décidé. 

Un prix à négocier

Ousmane dort au camping de Nahuques. Il n'a pas d'horaires, il déambule dans les rues tant qu'il y a de l'animation. Il est venu avec son stock : une centaine de chapeaux et 200 paires de lunettes de soleil. Mais pas n'importe lesquelles. Avant de faire son choix, il s'est renseigné sur Internet : "j'ai vu que la couleur de la feria avait changé : dans les années 2000, c'est passé  du blanc et rouge au blanc et bleu". Alors il a acheté plus de sombreros bleus.

Des chapeaux qu'il vend cinq euros. Théoriquement. Car le prix peut facilement varier : "cela peut être aussi trois ou quatre euros, cela dépend du client". Bref, on peut négocier.

Boulot de saisonnier

Pour l'instant, Ousmane a plutôt peu vendu.  "C'est calme !" Mais il compte sur le monde et les nouveaux festayres qui devraient arriver ce week-end pour rentrer dans ses frais.

Après la feria de la Madeleine, après les fêtes de Bayonne et de Dax, il retournera en Espagne, chez lui, en Andalousie. Ousmane est une sorte de saisonnier : l'hiver, il vendra ses produits aux touristes qui affluent dans la station de ski de Sierra Nevada, à côté de Grenade.