Société

A Montbéliard, les caméras des policiers apaisent les tensions

Par Pierre Coquelin et Jérémie Pignard, France Bleu Belfort-Montbéliard mardi 27 octobre 2015 à 10:31

Les policiers de Montbéliard en sont équipés depuis avril 2013
Les policiers de Montbéliard en sont équipés depuis avril 2013 © Maxppp

Le premier ministre Manuel Valls a annoncé hier une gérénalisation des caméras-piétons portés par les policiers durant les interventions. Un dispositif justement testé dans le quartier de la Petite Hollande à Montbéliard, classé zone de sécurité prioritaire.

Ces petites caméras s'accrochent sur le revers de l'uniforme au niveau du torse. Discrète mais visible, elles permettent de filmer et d'enregistrer les échanges entre les fonctionnaires de police et les populations lors d'intervention. Et c'est donc ce petit outil que le premier ministre Manuel Valls veut généraliser sur l'ensemble du territoire.

"Face à la caméra, la personne contrôlée n'a plus le même comportement"

Car jusque là, ce dispositif n'était qu'en phase de test, notamment dans les "ZSP" (zones de sécurité prioritaire) dont fait partie le quartier de la Petite Hollande à Montbéliard. Les fonctionnaires à VTT ainsi que la brigade anti-criminalité de la cité des princes sont équipés de ces caméras depuis avril 2013. _"Ça_ sécurise tant le collègue que la personne qui est contrôlée. Elle n'a plus le même comportement et est bien au fait que tout ce qui peut se passer peut lui être réellement reproché.", constate Frédéric Paillard, le secrétaire du syndicat Police Alliance en Bourgogne Franche-Comté.

Frédéric Paillard secrétaire du syndicat Police Alliance Bourgogne Franche-Comté

C'est le chef de patrouille qui décide du déclenchement de l'enregistrement. A Montbéliard entre avril 2013 et la fin 2013 cela s'est produit à 11 reprises. Mais depuis, les fonctionnaires de police n'y ont pas eu recours en près de deux ans ! "Le fonctionnaire victime d'un outrage ou autre problème lors de l'intervention a la preuve qu'il a bien fait son travail et que c'est l'autre partie qui est défaillante. En cas de contestation d'un individu sur les conditions d'intervention, la vidéo peut être produite par le fonctionnaire.", précise Frédéric Paillard. Jusque là les enregistrement n'ont jamais été utilisé à des fins de preuves.