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Société

Montbrison : elle écrit à la ministre de la Santé pour interpeller sur le sort des jeunes schizophrènes

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire, France Bleu

Une mère de famille de Montbrison, dans la Loire,i interpelle les autorités sanitaires sur le sort des jeunes adultes atteints de schizophrénie.

Sophie Rodriguez a décidé d'interpeller les autorités de santé.
Sophie Rodriguez a décidé d'interpeller les autorités de santé. © Radio France - Tifany Antkowiak

Sophie Rodriguez vient d'écrire à la ministre de la Santé parce qu'elle ne sait plus quoi faire pour aider son fils de 20 ans qui est schizophrène. Depuis cinq ans, il alterne entre des séjours en hôpital psychiatrique et des périodes au domicile de sa mère, à Montbrison, à défaut d'une prise en charge dans une structure adaptée.

La goutte d'eau qui a fait déborder le vase pour Sophie Rodriguez, ce sont les conditions dans lesquelles son fils a été exclu du CHU de Saint-Étienne, le soir du 30 décembre, pour avoir fumé du cannabis au sein de l'hôpital... car en plus d'être schizophrène, son fils a une addiction au cannabis. Ce qui accentue les difficultés de prise en charge du jeune homme aujourd'hui sous curatelle, qui souffre régulièrement de crises d'angoisse et de délires. 

Pas de structure adaptée en France

"Je ne comprends pas comment quelqu'un dont le métier et la vocation première est celle du soin peut, alors qu'une personne est inscrite dans un cadre de soins depuis de nombreuses semaines, mois et années, mettre cette personne à la rue un 30 décembre au soir dans son état", déplore cette mère de famille qui n'a pas pu récupérer son fils au moment de son exclusion du CHU. Quand elle est arrivée, il avait disparu dans la nature. Il n'est réapparu qu'après deux jours d'errance. Pendant ce temps d'attente, Sophie Rodriguez dit avoir eu très peur pour son fils, qu'il se fasse du mal (il a déjà fait plusieurs tentatives de suicide), ou qu'il fasse une mauvaise rencontre. 

Après cet incident, elle a décidé de parler. Et d'écrire surtout, puisqu'elle interpelle par courrier la ministre de la Santé, mais aussi l'Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes et le CHU de Saint-Étienne. L'établissement stéphanois indique avoir reçu le courrier et cherche à savoir dans quelles conditions le patient schizophrène a été exclu le 30 décembre. 

Mais en sortant de son silence, Sophie Rodriguez ne pense pas qu'à sa propre histoire, loin de là : "Je pense à tous ces jeunes patients qui n'ont plus de proche ou quiconque pour se soucier d'eux et force est de constater qu'il n'y a pas de lieu aujourd'hui pour accueillir des jeunes qui ont ce type de troubles". Pas de structure "en France", précise-t-elle, car il en existe en Belgique par exemple. Mais son fils refuse d'être aussi loin de ses proches. 

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