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Société

Panama Papers : l'industriel de Montélimar Gérard Autajon aurait caché 24 millions au fisc

mardi 5 avril 2016 à 23:38 Par Emmanuel Champale et Denis Souilla, France Bleu Drôme Ardèche et France Bleu

Selon les journalistes de l'émission "Cash Investigation" sur France 2, Gérard Autajon, l'industriel drômois spécialisé dans l'emballage en carton, aurait dissimulé au fisc français 24 millions d'euros, via des sociétés offshore installées dans des paradis fiscaux.

Les locaux de l'entreprise Autajon, à Montélimar
Les locaux de l'entreprise Autajon, à Montélimar © Maxppp -

Montélimar, France

24 millions d'euros : un montant colossal

Mardi soir, le magazine Cash Investigation consacré au scandale international "Panama Papers" a décrypté le processus qui aurait permis à l'industriel drômois Gérard Autajon de faire "disparaître" une partie de sa fortune en la plaçant sur des comptes offshore dans les paradis fiscaux.  Le patron de l'entreprise de cartonnage basée à Montélimar aurait possédé un compte en Suisse et aurait décidé en 2013, suite aux remous provoqués par l'affaire Cahuzac, de transférer ses fonds à cause de "la perte d'indépendance de la Suisse face à l'Europe. Il s'agit selon France 2 d'une somme de 24 millions d'euros. Le journal Le Monde de son côté précise qu'il s'agit de 25 millions de francs suisses soit 21,6 millions d'euros.

Par l'intermédiaire du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, les fonds auraient donc été transférés en Asie, à Hong-Kong, sur un compte enregistré sous le nom d'une société écran "Forever United", le nom de Gérard Autajon n'apparaissant plus à partir de ce moment-là. L'argent aurait ensuite transité par une banque des Bahamas, puis par les Pays-Bas avant de terminer sur un compte au Crédit Suisse Luxembourg. Entre-temps, le chef d'entreprise montilien aurait fermé une de ses imprimeries dans la Sarthe, entraînant la suppression de 36 emplois.

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Gérard Autajon nie dans un premier temps les éléments avancés

Gérard Autajon : "je ne vois pas de quoi vous me parlez, c'est vexatoire"

Contacté au téléphone par un journaliste de Cash Investigation, Gérard Autajon nie en bloc ces accusations expliquant qu'elles sont  "vexatoires'". Le patron du groupe Autajon a refusé par ailleurs de rencontrer le journaliste de France 2 et lui a intimé sèchement de lui envoyer un courrier à cette adresse : "Gérard Autajon, Montélimar". Quelques jours plus tard, la réponse arrive par un courrier de l'avocate du groupe. Le ton a changé. Et cette fois, le conseil de Gérard Autajon explique qu'une procédure de régularisation est "en cours de régularisation depuis 2015", ce que l'avocate a répété à France Bleu Drôme Ardèche ce lundi.

"Quand l'argent n'est pas propre ce n'est pas déclaré, et quand ce n'est pas déclaré ce n'est pas propre."
— Roland Veillepeau, ancien directeur des enquêtes fiscales

Roland Veillepeau : "ce montage n'a pas d'intérêt, très coûteux"

Les 24 millions d'euros qui ont échappé au fisc français représentent-ils de l'argent "sale" ? Interrogé sur cette question par Cash Investigation, Roland Veillepeau, ancien patron de la direction nationale des enquêtes fiscales explique que cet argent n'est pas déclaré et donc qu'il "n'est pas propre". Soulignant par ailleurs que le transfert et la gestion de fonds via des sociétés offshore coûte cher : selon lui, 1% de la somme déposée chaque année soit 240 000 euros.

Gérard Autajon - Maxppp
Gérard Autajon © Maxppp -

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