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Montpellier veut lutter contre les violences LGBTQI+ via une application

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Par , France Bleu Hérault

Ce lundi 17 mai 2021, à l'occasion de la journée de lutte contre l'homophobie et la transphobie, la Ville de Montpellier a signé une convention avec Flag!. Cette association a créé une application qui permet de signaler des violences anti-LGBTQI+. La Ville s'appuiera sur ces données anonymisées.

Selon l'association Flag!, les plaintes pour agressions anti-LGBTQI+ représentent 20% de la réalité (Image d'illustration)
Selon l'association Flag!, les plaintes pour agressions anti-LGBTQI+ représentent 20% de la réalité (Image d'illustration) © Maxppp - Aurelien Morissard

Ce lundi 17 mai 2021, la Ville de Montpellier a signé une convention avec Flag!, une association qui a créé une application qui permet de signaler les violences contre les personnes LGBTQI+. Ratifiée à l'occasion de la journée internationale de lutte contre l'homophobie et la transphobie, cette convention a été conclue pour une durée d'un an*. La Ville pourra s'appuyer sur les données, anonymisées, récoltées par Flag!, pour améliorer ses politiques publiques.

Signature de la convention entre l'association Flag! et la Ville de Montpellier
Signature de la convention entre l'association Flag! et la Ville de Montpellier © Radio France - Clara GUICHON

Toute personne peut signaler des violences sur cette application, qu'elle soit victime ou témoin. "Et c'est un point important car, jusqu'ici, les témoins étaient un peu les absents de cette lutte, note Mickaël Bucheron, vice-président de Flag!. La victime peut être meurtrie par ce qu'il se passe. Mais vous, vous pouvez le signaler."

Améliorer les politiques publiques

Ensuite, l'utilisateur peut préciser quelle est la nature de l'agression. "Ça peut être des tags, des insultes, du harcèlement, précise Mickaël Bucheron. Ça peut être encore plus violent parce que ça peut aller jusqu'au viol ou au meurtre." Ensuite, il peut renseigner l'auteur des violences. "Si c'est un jeune, un moins jeune ; un proche, un membre du cercle familial, un collègue, un enseignant, un syndicaliste, un policier", poursuit-il. Il est aussi possible de préciser où ça se passe. Toutes ces données sont anonymisées.

Comment marche l'application? Les explications de Mickaël Bucheron, vice-président de l'association Flag!

Grâce à la convention, ces données sont ensuite partagées avec la Ville de Montpellier, qui peut ainsi améliorer ses politiques publiques. "Par exemple, si on se rend compte qu'il y a beaucoup d'agressions dans telle rue, la ville peut décider de renforcer la présence policière sur place, explique Mickaël Bucheron. Si c'est dans les transports, elle peut se rapprocher des agents. Si c'est dans les écoles, elle peut aller vers l'Éducation nationale."

"L'important n'est pas de savoir l'évolution des actes LGBTIphobes mais plutôt de comprendre que, aujourd'hui, il y en a toujours." - Quentin Sierra, co-délégué de SOS Homophobie Languedoc-Roussillon

L'association SOS Homophobie Languedoc-Roussillon salue cette convention. "C'est une avancée. Après, il faudra voir quelles sont les retombées de ce partenariat", analyse Quentin Sierra, co-délégué de l'association. Un peu plus tôt dans la journée, le militant avait demandé plus de moyens pour soutenir les victimes, une formation de certains acteurs (notamment de la fonction publique, du corps enseignant et des forces de l'ordre) et davantage de campagnes publicitaires.

"On est au même point qu'avant en matière de LGBTIphobies, explique Quentin Sierra. Aujourd'hui, il y a toujours des élèves qui ont la boule au ventre en allant à l'école, des femmes trans qui ne peuvent pas aller dans des toilettes femmes, des personnes qui se font cracher dessus parce qu'elles ont une démarche féminine. C'est tout ça, les violences LGBTIphobes." Selon le dernier rapport de SOS Homophobie, la police nationale a recensé onze agressions "en lien avec une orientation sexuelle", sur le territoire montpelliérain, en 2020, contre quatre l'année précédente.

"On est toujours au même point de départ qu'il y a des années" - Quentin Sierra, co-délégué de l'association SOS Homophobie Languedoc-Roussilon

Au cours de cette journée, la Ville a également annoncé que la police municipale de Montpellier va se doter d'un référent spécialisé sur ces questions. La salle des mariages a été rebaptisée du nom d'Harvey Milk, un militant des droits des homosexuels étasuniens. Une exposition dédiée aux droits humains et aux minorités sexuelles a été inaugurée sur le parvis de l'Hôtel de Ville.

*Reconductible tacitement deux fois

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