Société

A Montpon-Ménestérol, des collégiens sont notés avec des couleurs

Par Martin Cotta, France Bleu Périgord mardi 24 juin 2014 à 20:28

Les élèves d'Olivier Quinet sont notés en histoire-géo grâce à un code couleur
Les élèves d'Olivier Quinet sont notés en histoire-géo grâce à un code couleur © Radio France

Alors que le ministre de l'éducation Benoît Hamon lance une consultation pour réformer le système d'évaluation des élèves, certains expérimentent déjà d'autres forme de note pour les collégiens, à Montpon-Ménestérol en Dordogne par exemple.

Dans la classe d'Olivier Quinet, professeur d'Histoire-Géographie au collège Jean Rostand, cela fait bien longtemps que ses élèves n'ont plus de 0, 8, 15 ou 20/20. Depuis trois ans ce jeune professeur a instauré un système de code couleur. "Rouge pour insuffisant, orange pour passable, jaune pour positif et vert pour expert. Cela évite de stigmatiser " explique t-il. "Donc au final on leur indique leur niveau de maîtrise d'un savoir ou d'un savoir-faire ".

Et si par malheur un de ses élèves échouait à un devoir, et se retrouvait avec une couleur rouge (comme "insuffisant") sur sa copie, elle serait directement effacée si au prochain devoir cet élève fait mieux. C'est ce qu'Olivier Quinet appelle la notation positive.

Qu'en pensent les parents d'élèves ?

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Parmi ses élèves, le système fait a priori l'unanimité même si certains grincent des dents comme Allan. Ce jeune garçon est en troisième et estime que le code couleur lui a plombé sa moyenne en histoire-géographie. "Et puis pour les parents c'est mieux d'avoir les notes parce que quand on rentre à la maison et qu'on leur dit que l'on a eu "vert" au contrôle... c'est pas la même chose que lorsqu'on dit qu'on a eu 18 ". CQFD...

D'autres au contraire, et pas forcément des mauvais élèves, apprécient la notation d'Olivier Quinet. C'est le cas de Thibault qui est aussi en troisième : "l'avantage c'est que l'on peut se déterminer. Savoir là où on est plus fort et où on est plus faible. Du coup par exemple là où on est plus faible on va pourvoir plus se recaler vers le haut et savoir ce que l'on doit réviser ".

Bref il n'y a semble t-il pas de recette miracle. D'ailleurs, Benoît Hamon ne devrait pas décider de supprimer la traditionnelle notation sur 10 ou sur 20 mais devrait proposer une complémentarité avec d'autres systèmes. Comme celui de Montpon-Ménestérol ?

"On sait où sont nos points forts et nos points faibles"