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Confinement : moral en berne chez les étudiants de l'université de Nîmes

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Par , France Bleu Gard Lozère

Selon une étude, près de trois étudiants sur quatre déclarent être affectés sur plan psychologique, affectif ou physique par le confinement. Des étudiants nîmois témoignent.

Université de Nîmes, site de Vauban.
Université de Nîmes, site de Vauban. © Radio France

Les étudiants vivent particulièrement mal le confinement. Selon une étude réalisée par la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes), près de trois étudiants sur quatre déclarent être affectés sur le plan psychologique, affectif ou physique. Et un sur cinq assure avoir eu des pensées suicidaires durant cette période. Des étudiants qui souffrent notamment de l'absence quasi-totale de vie de groupe.

"On est juste avec nos cours et nous-mêmes !" - Manon

"On n'a plus de vie sociale en fait. On ne voit plus personne, regrette Manon, étudiante en licence de psycho à Nîmes. Je trouve que ce n'est pas une vie pour un étudiant !" Plus de moments entre jeunes pour souffler, de verres après les cours, et encore moins de soirées étudiantes. Pendant le confinement, le quotidien de beaucoup d'étudiants se résume à suivre les cours derrière un écran toute la journée. D'où cette solitude dont témoigne également Chloé, 23 ans : "On est isolé alors que les études sont le moment où normalement on rencontre des gens, où on grandit." 

Des partiels en présentiel

Au manque de vie sociale s'ajoute la difficulté de suivre les cours à distance. Beaucoup d'étudiants avouent avoir décroché. Et contrairement au premier confinement, les partiels doivent cette fois-ci se tenir sur le site de l'université de Nîmes, c'est-à-dire sans pouvoir consulter ses cours à la maison. "Ça va être très compliqué, reconnaît Thomas qui craint de ne pas valider sa troisième année de psycho. Personnellement je ne suis absolument pas réceptif aux cours en distanciel, que les profs soient bons ou pas, qu'ils s'investissent ou pas. Je trouve plus d'intérêt à regarder une mouche voler !" 

"On se sent oublié." - Pierre

La reprise des cours en présentiel n'est pas prévue avant le mois de février à l'université. Même s'il espère pouvoir retourner sur les bancs de la fac, Pierre pense d'ores et déjà que sa génération sera handicapée par la crise sanitaire. "Le réseau qui se construit pendant ces années d'études pour entrer plus tard dans le monde professionnel, tout cela sera mis à mal par le Covid-19 et le confinement", estime l'étudiant en STAPS. Une situation rendue encore plus injuste à ses yeux alors que dans le même temps, les écoles, collèges et lycées ont rouvert leurs portes. 

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