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Morbihan : deux drones vont bientôt surveiller les littoraux, les forêts et les zones urbaines

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Par , France Bleu Armorique

Deux drones arrivent dans le ciel morbihannais. La préfecture, les pompiers, la gendarmerie et la police investissent dans ces engins à la pointe de la technologie qu'ils vont louer à Drone Act. Ils pourraient servir à surveiller les manifestations, le trafic de drogue et la vitesse sur les routes.

Les deux nouveaux drones seront utilisés par les pompiers, la gendarmerie, la police et la préfecture.
Les deux nouveaux drones seront utilisés par les pompiers, la gendarmerie, la police et la préfecture. © Radio France - Diane Sprimont

"Il y aura des zones où nous serons partout", lance d'un ton ferme Patrice Faure, préfet du Morbihan. L'acquisition de deux drones à la pointe de la technologie représente aux yeux de la préfecture un moyen très efficace de lutter contre le trafic de drogue. La surveillance des manifestations, du respect des limitations de vitesse et le "tracking", technique de poursuite d'un individu recherché, seront notamment possibles

Enrayer le trafic de drogue 

Le ministère de l'intérieur devrait faire évoluer le droit pour permettre une large utilisation judiciaire de ces drones tout en respectant la loi. Dans le Morbihan, Patrice Faure, le préfet du département, compte principalement les utiliser pour lutter contre le trafic de drogue. 

Patrice Faure, préfet du Morbihan, espère pouvoir utiliser ces drones pour lutter contre le trafic de drogue

Actuellement, la loi ne permet pas d'utiliser les images et vidéos des drones à des fins judiciaires dans ce cadre, "il faut maintenant un cadre juridique dans l'espace de vol. Nous allons y travailler avec les ministères", ajoute le préfet. D'ici fin septembre, la préfecture et les forces de l'ordre vont établir précisément les missions qu'elles veulent attribuer à ces appareils. En cas de reconfinement, ils pourront être notamment utilisés pour surveiller la population. 

Une avancée pour les pompiers 

Le SDIS 56 utilise déjà des drones depuis cinq ans, "_cela facilite nos interventions pour les feux de forêt, pour le secours nautique et les recherches de personnes disparue_s", précise Gilles Dufeigneux, président du SDIS 56. L'intérêt de ces deux drones pour les pompiers est d'avoir un appareil qui dure plus longtemps, jusqu'à une heure d'autonomie, c'est quatre fois plus que ceux qu'ils utilisent actuellement. Ces engins vont également plus loin, jusqu'à 60 km de distance parcourus

Une technologie "à la pointe"

C'est la société morbihannaise, Drone Act, qui loue les deux appareils à la préfecture, à la police, au SDIS 56 et à la gendarmerie. A leur disposition : un drone dissuasif et un drone furtif "spécialement développés pour les services du département", précise Vincent Muller, fondateur de Drone Act.

Vincent Muller, le fondateur de Drone Act, présente les deux drones. Un drone dissuasif (à droite) avec des hauts-parleurs et un drone furtif (à gauche) qui permet de suivre des personnes.
Vincent Muller, le fondateur de Drone Act, présente les deux drones. Un drone dissuasif (à droite) avec des hauts-parleurs et un drone furtif (à gauche) qui permet de suivre des personnes. © Radio France - Diane Sprimont
Les appareils disposent d'une autonomie d'une heure et peuvent parcourir jusqu'à 60 km.
Les appareils disposent d'une autonomie d'une heure et peuvent parcourir jusqu'à 60 km. © Radio France - Diane Sprimont

Le drone dissuasif sert à "embêter les gens sur le terrain, les disperser, se rapprocher d'eux et montrer que les services de l'Etat sont là." C'est essentiellement ce drone qui serait utilisé pour lutter contre le trafic de drogue. Il est doté de hauts-parleurs. 

Le drone furtif permet d'évoluer "à une altitude élevée avec un gros capteur permettant de faire des zooms assez puissants avec une fonction de "tracking" qui consiste à se focaliser sur une personne, le capteur restera toujours sur cette personne et la suivra.

Capture écran de l'image fournie par un drone activant la fonction "tracking", le carré au centre cible la personne à suivre.
Capture écran de l'image fournie par un drone activant la fonction "tracking", le carré au centre cible la personne à suivre. © Radio France - Diane Sprimont

Le coût d'une de ces machine est d'environ 20 000 euros et l'heure de location à drone Act est approximativement chiffrée à 200 euros. Dans chaque section des services de l'Etat concernés (gendarmerie, police et pompiers), cinq personnes seront formées au pilotage des deux drones. 

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