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Société

Mort de Mariama à Montreuil : 400 personnes dénoncent les violences faites aux femmes

mercredi 10 janvier 2018 à 22:54 Par Rémi Brancato, France Bleu Paris et France Bleu

Plus de 400 personnes ont défilé ce mercredi, à Montreuil (Seine-Saint-Denis) contre les violences faites aux femmes et pour rendre hommage à Mariama. La jeune femme de 32 ans est morte défenestrée, fin décembre. Son mari est mis en examen pour meurtre.

Le cortège dans la rue, à Montreuil, ce mercredi
Le cortège dans la rue, à Montreuil, ce mercredi © Radio France - Rémi Brancato

Montreuil, France

"C'est horrible, c'est traumatisant". Marie Thérèse, qui habite le même immeuble que Mariama, ne peut plus oublier l'image du corps de la jeune femme "resté par terre, de 1h du matin, jusqu'à 10h", dans la nuit du 29 au 30 décembre dernier. Mariama, 32 ans, habitante du quartier de la Boissière à Montreuil, est morte défenestrée du quatrième étage, après avoir subi des violences de son mari, qui a été mis en examen pour meurtre et écroué. Ce mercredi soir, comme Marie Thérèse, environ 400 personnes ont marché, de l'immeuble où vivait la jeune femme, à l'hôtel de ville de Montreuil, pour lui rendre hommage et dénoncer les violences envers les femmes.

Les participants à cette marche blanche entendaient dénoncer les violences envers les femmes

Une "tolérance sociale vis à vis des violences faites aux femmes"

"La barbarie de ces violences est exceptionnelle, mais les violences faites aux femmes n'ont rien d'exceptionnel" estime, dans la cortège, Ernestine Ronai, figure de la lutte contre les violences conjugales, en charge de l'observatoire départemental des violences envers les femmes, au conseil départemental de Seine-Saint-Denis. "Il faut que la société fasse reculer la tolérance sociale vis à vis des violences faites aux femmes" complète-t-elle.

Ernestine Ronai, de l'observatoire départemental des violences envers les femmes en Seine-Saint-Denis

On a appelé la police, elle n'est pas venue"

"Avant qu'elle ne meure, on a appelé la police et elle n'est pas venue" dénonce pour sa part Marie Madeleine. La jeune femme avait déposé une main courante et parlait à ses proches, des violences que lui faisait subir son mari. "Le mari demandait pardon, se mettait à pleurer et disait qu'il regrettait : on n'a jamais imaginé que son mari pouvait faire cela" confie Amadou, un ami proche de Mariama, qui avait hébergé la jeune femme, après un épisode de violences.

Un lieu de Montreuil portera le nom de Mariama

Dans le cortège, plusieurs pancartes dénoncent les violences conjugales et sexistes. "Allô la police, pourquoi vous ne venez pas quand les voisins vous appellent quand une femme se fait tabasser?" demande celle portée par Laetitia. "Après tous les témoignages que je croise sur les réseaux sociaux de femmes violentées, force est de constater qu'ils ne se déplacent pas" dénonce cette militante féministe, venue de Paris pour la marche. "Des policiers qui ne sont pas formés à recueillir la parole des femmes : ce n'est pas possible" renchérit pour sa part Faiza, qui habite Montreuil. 

"En cas de violences conjugales (...) quand on appelle [la police], ils ne viennent pas" estime Laetitia

A l'arrivée du cortège, devant la mairie, Patrice Bessac, le maire (PCF) de Montreuil, a promis qu'un lieu de la ville portera le nom de Mariama.